

Après sept années de bons et loyaux services, Ivan Klasnic a quitté le Werder Brême cet été pour rejoindre le FC Nantes. Si son choix pouvait paraître surprenant, l'international croate était séduit par le projet des Canaris : redevenir à court terme une équipe qui compte en Ligue 1. Mais après huit journées de championnat, le club des bords de l'Erdre comme sa recrue phare de l'été ne se portent pas au mieux. En cinq matchs, l'attaquant de 28 ans n'a toujours pas trouvé le chemin des filets. La faute à une blessure à la cheville mais aussi à un manque flagrant d'automatismes avec ses nouveaux partenaires. Forcément critiqué par une partie des supporters nantais qui attendaient monts et merveilles de lui, Klasnic réclame un peu d'indulgence et de patience.
«Je ne suis pas Dieu»
«Pour tout nouveau joueur, les débuts sont compliqués. Je ne suis pas encore intégré à 100 % et je ne suis pas Dieu, s'est défendu l'ancien buteur du Werder dans les colonnes de France Football. Personne ne peut exiger que je trouve toutes les solutions aux problèmes que nous rencontrons. Je ne regrette pas une seule seconde d'avoir signé à Nantes. Jusque-là dans ma carrière, j'ai toujours pris les bonnes décisions. Je suis confiant pour que ce soit encore le cas cette fois-ci. Avec le FCN, j'ai des ambitions. Cette saison, plus personne n'attend rien de nous. C'est peut-être notre chance. Les autres peuvent raconter ce qu'ils veulent. Je montrerai que j'ai effectué le bon choix. J'en reste convaincu.»
Touché par les critiques, Klasnic a hâte de répondre à ses détracteurs. Et le Croate, revanchard, désire emmener dans son sillage tout le FC Nantes. «J'aimerais réussir à Nantes la même chose qu'avec le Werder, a lâché l'attaquant. Bien sûr, Lyon est l'indéboulonnable numéro un, mais derrière, les places seront chères. Et peut-être pourrons-nous un jour devenir de vrais concurrents des Lyonnais. Avant que Lyon n'entame sa domination sur la Ligue 1, c'est Nantes qui avait été champion (en 2001, ndlr).» Un titre que Klasnic aimerait dépoussiérer. De même que son compteur buts.