

Le dialogue entre les familles du football a prévalu. La menace de grève a été levée à la suite d'un accord entre les syndicats des joueurs (UNFP) et des entraîneurs (Unecatef) et les présidents de clubs, trouvé jeudi soir : les matches de Ligue 1 et 2 du week-end du 24 au 27 octobre, au premier rang desquels le clasico Marseille-PSG du dimanche 26, auront bien lieu. Chacun des deux camps a obtenu satisfaction sur sa principale revendication: les présidents de clubs auront la haute main sur les décisions économiques, et la composition du conseil d'administration ne change pas. C'est la volonté du syndicat des président (UCPF) d'obtenir la majorité des sièges au conseil d'administration de la LFP (passer de 12 à 14 sur 25) qui avait mis le feu aux poudres.
«La menace est écartée, nous allons arrêter le mot d'ordre de grève. Enfin le dialogue a eu lieu, enfin on a pu s'expliquer, entendre les craintes des uns et des autres, entendre aussi les nécessités d'évolution proposées par les présidents. Nous avons trouvé un accord qui permet aux joueurs d'être moins craintifs sur l'avenir, c'était surtout ça qui était en jeu, et dans le même temps, on a trouvé une troisième voie avec les présidents, qui souhaitaient avoir les mains libres sur certains dossiers économiques» , a expliqué Philippe Piat, coprésident de l'UNFP.
AG extraordinaire le 14 novembre
«Si nous souhaitions passer à 14, c'était pour être décideurs sur le plan économique» , a précisé Jean-Pierre Louvel, président de l'UCPF et du club du Havre. Les présidents ont également obtenu de pouvoir être représentés au CA de la LFP en cas d'absence, comme ils le demandaient. Cette possibilité est valable aussi pour les autres membres du conseil. Les familles (joueurs, entraîneurs, arbitres...) et les présidents n'ont pas dévoilé plus précisément le projet qui doit être voté le 14 novembre lors de l'assemblée générale extraordinaire de la LFP, convoquée pour cela.