

Vilipendé après sa sortie suite aux sifflets survenus au Stade de France mardi dernier lors de France - Tunisie, Bernard Laporte remonte au créneau. Le secrétaire d'Etat aux Sports annoncera mercredi les nouvelles mesures concoctées pour lutter contre ce genre de manifestations et améliorer l'accompagnement des quartiers difficiles. Sa première intervention avait été reprise de volée par l'opposition ainsi que de nombreux acteurs du football, le président de l'UEFA Michel Platini en tête. Sa volonté de ne plus jouer à Saint-Denis contre des pays du Maghreb avait notamment suscité l'indignation.
B. Laporte – «chacun dans son périmètre»
«Le football est pris en otage par le monde politique» , avait déclaré Platini vendredi. «Moi, je dis que chacun reste à sa place» , a répondu Laporte. «Je comprends Michel Platini, pour lequel j'ai beaucoup de respect, que ce soit pour le joueur ou pour le dirigeant qu'il est. Mais siffler une Marseillaise, c'est passible dans le code pénal de 7 500 euros d'amende et de six mois d'emprisonnement. Ça, ce n'est pas le président de l'UEFA qui peut le faire. Que chacun soit dans son périmètre» , persifle Laporte.
Siffler la Marseillaise «montre qu'il y a un problème dans les quartiers. Ça montre qu'il y a une crise identitaire au niveau des jeunes et c'est pour ça que je vais faire des propositions mercredi qui vont dans le sens d'aider, d'accompagner et de pénétrer ces quartiers» , a-t-il précisé à l'AFP ce week-end depuis Montréal où il doit assister ce lundi au conseil d'administration de l'Office franco-québécois pour la jeunesse. Il s'agira d'un ensemble de mesures en faveur de la discrimination positive chère au président Nicolas Sarkozy.