

Dix ans. C'est le temps qu'Eric Gerets a passé au PSV Eindhoven. Sept saisons en tant que joueur (1985-1992), puis trois en tant qu'entraîneur (1999-2002) ont créé entre le «lion de Rekem» et le PSV des liens indéfectibles. A quelques heures de refouler le Philips Stadion à la tête de l'Olympique de Marseille, le technicien belge s'efforce de ne pas sombrer dans la nostalgie et de rester concentré sur l'enjeu du soir. Avec zéro point chacune, les deux équipes vont disputer un match de la dernière chance. «Si nous y étions allés avec quatre ou deux points, la situation aurait été différente. Là, nous allons jouer notre dernière cartouche. Alors, les émotions, les dix ans passés dans ce club, c'est bien et beau, mais le plus important reste notre situation en Champions League et nous devrons ramener quelque chose d'Eindhoven» , déclare Gerets sur le site officiel de l'OM.
«Tout ou rien»
S'il n'est plus l'équipe des Alex, Cocu et autre Van Bommel qui atteignit les demi-finales de la C1 en 2005, le PSV ne sera pas pris à la légère par les Olympiens et leur coach. «Ce sera une rencontre ouverte des deux côtés. En général, à l'extérieur, tu viens pour défendre un peu plus car prendre un point à l'extérieur, en principe, est positif. Mais pour avoir encore une petite chance, il faut jouer pour avoir les trois points. Ce sera du tout ou rien» , prévient Eric Gerets.
Aussi concentré et professionnel soit-il, l'entraîneur de l'OM devrait voir les souvenirs affluer ce soir. Son départ précipité en 2002 n'efface pas l'héritage du latéral Gerets, qui fut des années durant le taulier du PSV. Un temps évoqué avec émotion par l'intéressé dans les colonnes de L'Equipe. «Il y avait une bonne quinzaine d'internationaux dans l'équipe, j'étais belge et jouer dans une équipe hollandaise quand on est belge n'est déjà pas évident car la Hollande et la Belgique ne sont pas les meilleurs copains, et malgré cela j'ai été capitaine pendant six ans. Ça veut dire qu'il faut être fort dans sa peau, sinon on essaye de te manger.» Un message qu'il n'a pas dû se priver de marteler à ses joueurs…