

Le premier match qui concernait un club français aujourd'hui s'est soldé par une défaite. Sans surprise le PSG s'incline à Gelsenkirchen face aux Allemands de Schalke 04 (3-1). Comment aurait-il pu en être autrement tant Paul Le Guen a fait preuve de frilosité en alignant une équipe de remplaçants face à une grosse écurie européenne. Le coach breton paye rapidement les frais de ses choix quand à la 12e minute le jeune défenseur parisien Mabiala détourne dans ses buts un centre tendu de Kobiachvili (1-0). A la 37e minute Kuranyi profite de l'apathie parisienne pour se réconcilier avec son public en trouvant d'une superbe demi-volée la lucarne de Landreau (2-0).
Au retour des vestiaires, les hommes de Paul Le Guen reviennent avec de meilleures intentions mais pas suffisamment pour enrayer le rouleau compresseur allemand. A l'issue d'un une-deux limpide avec Kuranyi, Altintop inscrit à la 68e minute le troisième but. Un but qui sonnera définitivement les jeunes têtes parisiennes qui tacheront dès lors d'éviter la correctionnelle. La réduction du score de Chantôme d'un tir tendu au second poteau dans les ultimes secondes restera anecdotique.
Nancy et Saint-Etienne sauvent l'honneur
Ce soir le blason des clubs français sera en partie redoré grâce à la performance des Stéphanois qui s'imposeront avec la manière dans l'antre du FC Copenhague (1-3). Les Verts prennent une option sur la victoire dès les premières minutes en cueillant à froid les Danois avec l'ouverture du score de Gomis (0-1), et en préservant cet avantage quelques minutes plus tard en repoussant un penalty. La formation de Laurent Roussey a par la suite eu la bonne idée d'enfoncer le clou avant la mi-temps grâce à un bon tir de Perrin pourtant excentré (0-2).
Au retour des vestiaires, Santin est une nouvelle fois accroché dans la surface : les Danois obtiennent un nouveau penalty, mais cette fois-ci Viviani va chercher le ballon au fond des filets après que l'attaquant danois se soit fait justice lui-même (1-2). Une réduction du score qui ne fait pas douter les Stéphanois. Nouveau break à la 65e minute à l'issue d'un petit festival de Payet conclu par une petite balle piquée qui mystifie Christiansen (1-3). Les coéquipiers de Gomis, fragiles en championnat, semblent apprécier les sorties européennes.
Après une première mi-temps sans relief les Nancéiens vont, lors du deuxième acte, offrir aux clubs français la deuxième victoire de cette soirée européenne. Deux minutes après le retour des vestiaires, Féret trouve en profondeur Zerka qui efface Timmer et ouvre la marque (1-0). A la 54e minute, Nguemo centre pour Féret qui réussit un très bon contrôle et enchaîne une frappe du droit imparable (2-0). Véritablement transcendés, les hommes de Correa vont continuer leur démonstration par l'intermédiaire d'Helder qui trouve la lucarne des 16 mètres après avoir éliminé trois joueurs danois (3-0). Une belle réaction des Lorrains qui ont su élever leur niveau de jeu après la pause. A l'instar de l'ASSE, Nancy a récolté les fruits de son investissement européen. Paris, qui s'est ménagé en vue du Clasico, a certainement entamé le moral de ses troupes en terre allemande.