

Les Marseillais avaient la gueule de bois ce lundi matin après la grosse correction reçue la veille par les Parisiens (2-4). Les Olympiens perdent leur invincibilité en championnat, manquent l'opportunité de s'installer dans le fauteuil de leader, et s'inclinent contre le rival historique du club. Pour alourdir le lourd fardeau phocéen, une crise couve entre Ben Arfa et Erik Gerets. Le jeune international français, qui jurait à son arrivée sur la cannebière ne pas mériter sa réputation de caractériel, a pourtant fait son premier caprice dimanche soir.
Vexé de ne pas débuter la rencontre dont «il rêvait depuis tout petit», il a fait part de son mécontentement en refusant de s'échauffer selon le souhait de son coach. Après le match l'entraîneur phocéen a vivement pris à partie le néo-marseillais. «On ne m'a jamais fait ça de ma carrière je ne l'admets pas. C'est inadmissible. Tu vas voir ce qu'il va t'arriver» , a-t-il menacé. Le ton était donné. De son côté le président Pape Diouf a tenté d'éteindre l'incendie. «Vous savez, dès qu'il s'agit d'Hatem, on en fait tout un fromage. Arrêtons un peu. Ce sont des choses qui arrivent dans une équipe» , a-t-il pondéré.
Une réconciliation théâtrale
Coup de théâtre ce lundi après midi en conférence de presse quand Erik Gerets, tranquillement en train d'expliquer que l'affaire était réglée, est interrompu par l'entrée soudaine de Ben Arfa venu crever l'abcès devant les journalistes. «Je viens tout mettre à plat. J'ai eu une réaction un peu mal placée mais je suis un compétiteur, un gagneur et des matchs comme celui-là, quand on est petit, on en rêve. Je me suis excusé auprès du coach et de mes coéquipiers, je m'excuse aussi auprès des supporters» .
Gerets qui semblait ne pas avoir tout à fait avalé la pilule, a tout de même confirmé que les deux hommes étaient revenus à de meilleurs sentiments. «J'ai eu une discussion avec le joueur et Dominique Cuperly, le problème est réglé. (…) On s'est fait trois bisous !» . Interrogé sur ses éventuels regrets d'avoir engagé Ben Arfa cet été au mercato, Gerets est clair : «On a eu plus de belles journées que de jours noirs ensemble. Je ne regrette pas sa venue... Pas encore.(rires) Non, sérieusement, je ne la regrette pas du tout» , a-t-il plaisanté.
Polémique éphémère ou véritable malaise ? Si l'OM a rapidement sauvé les apparences, la non-sanction de Ben Arfa pourrait être mal perçue par ses coéquipiers. Mais dans cette période difficile où l'équipe devra rapidement se ressaisir à Nantes, Gerets peut-il se priver du talent de Ben Arfa en l'absence de Niang, Kaboré et Cheyrou ? Visiblement non…