

Pour Santos Mirasierra, le verdict est tombé. Le supporter de l'Olympique de Marseille a été condamné vendredi à Madrid à trois ans et demi de prison ferme pour des violences commises en marge du match de Ligue des Champions Atletico Madrid-OM le 1er octobre, indique le club phocéen sur son site officiel. Le parquet avait requis huit ans de prison contre le supporteur marseillais pour «troubles à l'ordre public» et «violences en réunion envers l'autorité ayant entraîné des blessures» . L'avocat espagnol du supporter a immédiatement interjeté appel, annonce l'OM, qui fait part de son incompréhension.
Sévérité inouïe
L'avocat de sa famille et conseiller de Santos Mirasierra, Maître Gilbert Collard, a confirmé la peine à l'AFP affirmant son «caractère déraisonnable» et la jugeant d'une «sévérité inouïe» . Le parquet avait requis mercredi huit ans de prison, suivant en cela les requêtes du parquet. Santos était notamment accusé d'avoir jeté une chaise du stade Vicente-Calderon sur un policier, ce qu'il conteste, et d'en avoir bousculé un autre.
Mercredi à l'occasion de son procès, le supporter avait reconnu ce deuxième élément. Il l'avait justifié par sa volonté de porter secours à une femme à terre. «Quand vous voyez une femme être matraquée jusqu'au sang pour rien, vous ne pouvez pas rester les mains liées sans rien faire» , avait-t-il expliqué à La Provence avant son procès. A quatre jours du match retour entre l'OM et l'Atletico au Stade Vélodrome, l'état-major olympien et tous les supporters espéraient un verdict clément. La justice espagnole en a décidé autrement, alors qu'aucune image n'est venue prouver l'existence des faits reprochés à Santos.