

Au-delà de la défaite concédée à Nantes (2-1) samedi soir, ce qui peut arriver même aux meilleurs, les Lyonnais étaient frustrés de la manière dont ils ont perdu leur troisième match de la saison en championnat, le troisième à l'extérieur. «Après avoir marqué ce but sur un ballon perdu au milieu, Nantes s'est dit qu'on était une équipe à battre. Un nul aurait été équitable, mais le vrai problème, c'est ce penalty ! Je ressens de la colère. C'est incroyable de voir des penalties tirés comme ça tous les week-ends ! Tout le monde a vu qu'il n'y avait pas faute, c'est épaule contre épaule» , a lancé Cris après la rencontre.
Le championnat relancé ?
Le policier n'a pas aimé la décision de Damien Ledentu d'accorder un penalty décisif aux Canaris à quelques secondes de la fin de la partie, sur un duel entre Lamine Gassama et Mamadou Bagayoko. Le bras passé par le défenseur lyonnais devant l'attaquant Nantais a été jugé illicite et donc répréhensible, même si la faute parait assez sévère. Si Cris avait les crocs après le match, ses coéquipiers n'ont pas voulu polémiquer et préfèrent rester concentrés. «Les autres équipes avancent mais on doit se dire que nous sommes encore leader. Nous devons continuer notre travail et bien terminer l'année. C'est à nous de rester fort» , a commenté le milieu Jean II Makoun.
De son côté, Claude Puel était agacé après le match. Non pas contre l'arbitre, mais contre ses joueurs. «Vu la physionomie du match, on a perdu trois points. On s'incline sur des erreurs de placement, sur des fautes d'attention. Il faut être bien concentré, ce que l'on n'a pas fait jusqu'au bout. C'est frustrant» , regrette-t-il. «On n'a pas su se resserrer et on a ensuite laissé filer cette équipe. On doit être capable de mieux maîtriser cette rencontre jusqu'à la fin» . L'entraîneur lyonnais a préféré ne pas évoquer l'absence préjudiciable de ses deux moteurs, Juninho et Karim Benzema, pour expliquer la défaite. Une défaite qui ajoute un peu de piment à la Ligue 1 à une semaine du choc entre l'OL et l'OM à Gerland, les deux équipes n'ayant plus désormais que trois points d'écart.