Taille de la police
Annuler Valider
Paramètrages / Options
Annuler Valider
<
le 05/01/2026 à 15h00

Maroc : la pression sans effusion

Maroc : la pression sans effusion
Brahim Diaz a délivré le Maroc contre la Tanzanie.
Après une phase de groupes pas forcément brillante mais très bien maîtrisée, le Maroc s'est fait peur contre la modeste équipe de Tanzanie (1-0), dimanche, en 8es de finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025. Les Lions de l'Atlas affrontent le Cameroun, en quarts, avec des doutes à évacuer.

Le Maroc était attendu au tournant. Le pays hôte devait envoyer un message face à la Tanzanie (1-0), dimanche, en 8es de finale de la Coupe d'Afrique des Nations, pour lancer ce que certaines mauvaises langues assimilent à «une nouvelle compétition qui commence».


emplacement publicitaire

Non, les Lions de l'Atlas n'ont rien recommencé, mais ils ont timidement poursuivi leur CAN 2025 face à une équipe tanzanienne novice à ce stade de l'épreuve, et qui, avec un peu plus d'adresse face au but, aurait tout à fait pu renverser l'ordre établi.

La qualif', sans bonus esthétique

Dans un stade pleinement acquis à leur cause, les Marocains ont longtemps peiné à se mettre au diapason. «Honnêtement, on n'a pas été à notre niveau, surtout en première période. On a perdu 45 minutes, il y a eu beaucoup de déchets techniques, de stress. On n'est pas rentrés dans le match, on aurait pu se faire surprendre», a avoué le sélectionneur Walid Regragui sur beIN Sports. Inhibés par la pression et peu inspirés offensivement face aux Taifa Stars, qui devaient leur place en 8es grâce à deux matchs nuls récoltés en phase de groupes face à l'Ouganda (1-1) et la Tunisie (1-1), les Lions de l'Atlas ont eu très peur.

En début de chaque période, la 112e nation au classement FIFA s'est procurée une occasion énorme pour glacer le Stade Moulay Abdellah, mais la maladresse de Simon Mvusa et de Feisal Salum a maintenu le Maroc à flot. Il a fallu deux autres coups de pouce pour que le pays hôte valide sa qualification : l'immense boulette du gardien tanzanien Hussein Masaranga pour permettre à Brahim Diaz de débloquer la situation - son quatrième but en quatre matchs - et un contact litigieux entre Adam Masina et Iddy Nado dans la surface marocaine en toute fin de partie, qui n'a pas été revu par la VAR.

État d'esprit et vice, Saïss prévient

Le Maroc s'en est ainsi sorti assez laborieusement face à une équipe très inférieure sur le papier, mais Regragui a vu cette partie comme «un bon match pour entrer dans les matchs à élimination directe». De toute façon, dans ces compétitions qui se jouent en sept matchs, la note artistique ne compte pas. Romain Saïss le sait, les qualités mentales vont prédominer. «Si on veut aller au bout, ça passera par un état d'esprit irréprochable du début jusqu'à la fin. Il faut se consacrer uniquement à nous-mêmes et entrer avec cette mentalité de compétiteur et de champion pour aller au bout, parce que c'est ce qui va faire la différence. Il y a des matchs où ça va être plus compliqué que d'autres, peut-être qu'on sera menés au score. C'est à nous d'avoir les ressources mentales pour renverser la situation», a prévenu l'ancien Angevin en conférence de presse.


emplacement publicitaire

Le Maroc doit ainsi mettre de côté ses récents échecs : son élimination face à l'Afrique du Sud en 8es de finale lors de la dernière épreuve, malgré son statut de favori, ou celle face au Bénin en 2019, encore plus étonnante. «Il ne faut pas penser à ça. C'est le passé, il faut aller de l'avant. C'est une nouvelle génération qui arrive maintenant. C'est une nouvelle histoire à écrire. Ce n'est pas parce qu'on joue à domicile, qu'on a les supporters, le stade, la bonne pelouse… Ça reste des matchs de CAN. Ce ne sont pas des matchs de l'Euro, ce ne sont pas des matchs de Ligue des Champions. Parfois, il faut peut-être jouer un peu plus salement», a poursuivi Saïss. Vendredi, le Cameroun ne viendra pas pour faire de cadeaux.

Le Maroc peut-il résister à la pression ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

Par Clément Barbier, le 05/01/2026 à 15h00


emplacement publicitaire
Pour signaler un abus, contactez
Ajouter un commentaire ... Les insultes sont passibles d'une amende de 12.000€ et jusqu'à 45.000€ pour les injures racistes, homophobe, handiphobe ou sexiste. N'oubliez pas que vos messages ici sont publics et qu'en cas de plainte votre identité réelle peut être révélée à la justice.
cliquez ici pour afficher les
commentaires disqUS

emplacement publicitaire