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le 07/01/2026 à 13h46

Ligue 1 : la prise de parole (très) contrôlée des arbitres

Ligue 1 : la prise de parole (très) contrôlée des arbitres
M. Wattellier a pris la parole sur Ligue 1+ pour expliquer sa décision.
Samedi, Éric Wattellier a pris la parole sur Ligue 1+ pour expliquer ses décisions lors de Lille-Rennes (0-2). Au contraire de Jérôme Brisard, quelques heures plus tôt, en marge de Monaco-Lyon (1-3). Pourquoi l'un et pas l'autre ? La question a été posée au directeur de l'arbitrage Antony Gautier.

À chaque journée de Ligue 1 sa polémique vis-à-vis de l'arbitrage. Le pluriel peut être utilisé pour la 17e, disputée ce week-end. La première concerne la rencontre entre Monaco et Lyon (1-3), dirigée par Jérôme Brisard, qui a maintenu sa décision - peu compréhensible - de refuser un but à Thilo Kehrer, malgré l'appel de la VAR pour visionner les images.


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La seconde a eu lieu quelques heures plus tard, lorsque Éric Wattellier a rapidement expulsé Alexsandro pendant le match houleux entre Lille et Rennes (0-2).

«La sollicitation émane du diffuseur», rappelle Gautier

Tancé à la pause par l'entraîneur et le président lillois, M. Wattellier est courageusement venu expliquer sa décision - loin d'être scandaleuse - au micro de Ligue 1+. Au contraire de M. Brisard. Alors, pourquoi l'un a-t-il pris la parole et pas l'autre ? La question a été posée au directeur de l'arbitrage Antony Gautier. «La sollicitation émane du diffuseur et l'idée est de répondre à un contexte particulier sur une décision justifiant une prise de parole immédiate», a d'abord répondu l'ancien sifflet dans L'Équipe.

«J'échange alors avec l'arbitre sur les caractéristiques de la situation et avec le service communication de la FFF sur la pertinence de parler ou non», a-t-il poursuivi. Résumons la chose : si Ligue 1+ ou beIN Sports demande à entendre les explications de l'arbitre, celui-ci doit d'abord s'entretenir avec M. Gautier pour savoir s'il est autorisé ou non à se justifier. Gageons que les diffuseurs aient demandé des explications sur les deux décisions du week-end, et répétons la question : pourquoi l'un, et pas l'autre ?

Silence radio en cas d'erreur manifeste ?

«Comme je l'avais fait comprendre à un autre diffuseur (DAZN, ancien diffuseur de la Ligue 1, ndlr), qui souhaitait 'normaliser' cette prise de parole, ça doit rester rare et sur des cas bien particuliers», a souligné Gautier. Une réponse qui pourrait se traduire par l'expression «botter en touche». Car, comme l'explique L'Équipe, le directeur de l'arbitrage doit être en phase avec son arbitre sur la décision prise pour que celle-ci soit publiquement expliquée, puis ensuite validée dans le débrief hebdomadaire.


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Vous l'aurez compris, la direction de l'arbitrage n'autorisera donc vraisemblablement pas un arbitre à justifier une décision qui sera ensuite désapprouvée dans le rapport hebdomadaire. Disons le plus grossièrement : si l'arbitre fait une erreur manifeste, ce dernier restera silencieux. A priori, seuls les choix logiques ou compréhensibles, comme celui de M. Wattellier avec Alexsandro ce samedi, seront donc expliqués au micro du diffuseur. Dommage, car l'inverse aurait clairement été préférable.

«Les arbitres ont assez de lucidité pour reconnaître leurs erreurs»

«Les arbitres ont assez de lucidité pour reconnaître leurs erreurs», a conclu M. Gautier dans les colonnes de L'Équipe. Peut-être en privé, donc, mais pas devant les micros. Pour quelles sanctions en cas d'erreur manifeste ? Aucune. «Il est normal que les arbitres répondent de leurs erreurs. Nous, quand on n'est pas bons, on ne joue pas», a pointé du doigt le consultant de Ligue 1+, Rémy Vercoutre, dans L'Équipe. Difficile de lui donner tort, et de ne pas poser la question : les arbitres doivent-ils être sanctionnés ?

D'après vous, faut-il sanctionner les arbitres (affiches moins prestigieuses, arbitrage en Ligue 2 le week-end suivant, par exemple) ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire»…

Par Gilles Campos, le 07/01/2026 à 13h46


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