

Pourquoi la LFP continue-t-elle d'organiser le Trophée des Champions en dehors de l'Hexagone ? Officiellement, pour offrir une plus grande visibilité à l'affiche. Officieusement, sans doute pour des raisons financières.
Le Koweït, qui accueillera l'édition de cette année entre le Paris Saint-Germain et l'Olympique de Marseille, a par exemple déboursé 3,5 millions d'euros pour organiser l'évènement. Au grand dam des supporters, parisiens comme marseillais.
Sans les Ultras, malgré les offres des clubs
Ceux de l'OM ont été les premiers à exprimer leur désaccord, et à boycotter l'évènement. Et cela malgré l'offre (très) alléchante de la direction phocéenne avec une proposition à 150 euros pour le déplacement, le club prenant en charge le reste, soit environ 850 euros par personne pour les billets de match et l'hébergement. Mais les Ultras marseillais, refroidis par la délocalisation d'une telle affiche, ont dit non. Ils regarderont donc le match depuis la France.
Même combat pour leurs homologues parisiens. Comme l'explique L'Équipe, le club de la capitale a proposé à ses fans un package à 800 euros - comprenant vol, hébergement et place pour le match - avant d'annuler le voyage, faute de participants suffisants. Il faut dire que les supporters franciliens ont été habitués à des prix plus cléments, eux qui ont pu se rendre aux États-Unis l'été dernier afin d'assister à la demi-finale et la finale de la Coupe du monde des clubs pour environ 500 euros.
De Zerbi contre la délocalisation
Sans Ultras, mais avec des groupes de supporters locaux, comme ceux du PSG au Liban ou ceux de l'OM à Dubaï. Le stade Jaber Al-Ahmad International ne sera donc pas vide. Bien au contraire : 55 000 billets ont d'ores et déjà été vendus, selon RMC Sport. Il ne reste donc que 5 000 places disponibles dans l'enceinte koweïtienne, qui dispose d'une capacité de 60 000 sièges. Reste à savoir si les spectateurs présents sur place chanteront ou non à la gloire de leurs clubs respectifs.
Les acteurs de la rencontre ne sont pas non plus emballés par la délocalisation, en témoigne la déclaration de l'entraîneur phocéen Roberto De Zerbi la semaine passée : «La Supercoupe de France doit se jouer dans le pays, devant les supporters des clubs. Ce n'est pas un problème avec le Koweït, qui va nous accueillir de la meilleure façon, mais je suis contre cette idée», avait-il annoncé en conférence de presse. Sur la même longueur d'onde que ses supporters, donc...
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