

Un sentiment contrasté : telle est l'impression laissée par la défaite de l'OM contre le PSG jeudi lors du Trophée des Champions. Au Koweït, face à la meilleure équipe d'Europe, Marseille a sans doute fait le meilleur match de sa saison et touché de près son premier trophée depuis 14 ans. Mais l'équipe phocéenne a tout gâché en quelques secondes.
Luis Enrique l'a avoué au micro de Ligue 1+, les Marseillais «ont mieux joué» que les Parisiens hier soir. Mais voilà, Gonçalo Ramos a égalisé à la 95e minute, huit minutes après le deuxième but marseillais, Paris l'a emporté aux tirs au but (2-2, 4-1 tab), et les Marseillais pourront s'en vouloir malgré leur bonne prestation. Car, malgré les ressources mentales parisiennes, cette défaite est un peu de leur faute.
L'OM gâche tout
On joue la 94e minute, à deux minutes du coup de sifflet final, lorsque Pierre-Emerick Aubameyang prend la profondeur et va défier Willian Pacho dans la surface parisienne. L'attaquant marseillais tente un crochet mais bute sur le défenseur central adverse. Derrière, c'est une contre-attaque éclair : en deux passes et 12 secondes, Ramos se retrouve seul devant le but pour ajuster Géronimo Rulli.
Comment peut-on prendre une telle contre-attaque à ce moment du match ? Pourquoi prendre de tels risques pour marquer un troisième but alors que les Marseillais semblaient avoir la lucidité et le physique pour tenir le score encore 120 secondes ? Peut-on reprocher à Aubameyang de ne pas avoir essayé de gagner du temps en filant plutôt vers le poteau de corner ?
Les Marseillais ont manqué de prudence
La tentative du Gabonais va dans le sens du jeu, et ça ne se joue à pas grand-chose qu'il réussisse le coup parfait pour sceller la victoire de son équipe. Le problème se situe derrière : l'OM est totalement désorganisé, personne ne monte sur Vitinha au milieu de terrain pour l'empêcher d'adresser un long ballon dans la profondeur et, surtout, la défense est positionnée trop haut, mal alignée, et laisse Bradley Barcola et Ramos partir dans son dos. A moins d'une minute de la fin d'une finale, Marseille devait jouer plus prudemment, garer le bus et jeter les clés dans le Golfe Persique.
«Mon équipe a-t-elle été trop naïve ? Je ne sais pas, je ne sais pas... Cela se passe comme ça régulièrement. Avec des si... C'est comme ça» , a réagi Roberto De Zerbi. L'entraîneur marseillais pourra tout de même reprocher à sa défense d'avoir manqué de rigueur, ce qui n'est pas une première. Peut-être qu'elle a perdu sa concentration en pensant qu'Aubameyang filait vers le but du 3-1. En tout cas, ce scénario devra lui servir de leçon. C'est comme ça qu'une équipe grandie, même si certains risquent d'en faire des cauchemars.
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