

Gérard Lopez passe à l'attaque. Dans une interview accordée à L'Équipe, le président bordelais a défendu son action à la tête des Girondins, tout en ciblant directement plusieurs figures du football français qu'il accuse de juger sans connaître la réalité du dossier bordelais.
Des critiques jugées hors-sol
La sortie de Bixente Lizarazu a servi de déclencheur. L'homme d'affaires n'a pas cherché à temporiser et a directement visé l'ancien international français. «Lizarazu devrait parler de foot plutôt que des choses qu'il ne comprend pas. Quand je suis arrivé dans le club, la situation était celle qu'elle était. Quand on parle de la dette, une grosse partie correspond à l'argent que j'ai mis dans le club et que j'ai abandonné. J'ai mis beaucoup plus que lui ou d'autres qui n'ont jamais rien mis.»
Au-delà de ce cas précis, le président bordelais rejette une parole qu'il estime déconnectée de la réalité du terrain et symptomatique d'un jugement à distance persistant. «Ce n'est pas parce que vous avez joué dans un club et que vous êtes un grand footballeur que ça vous donne le droit de dire tout ce que vous voulez sans vous informer. La critique fondée, je veux bien. Mais une critique comme ça, sans connaître, sans savoir de quoi on parle, non, ça ne me va pas.»
Assumer le risque plutôt que disparaître
Lopez a tenu le même discours face aux attaques venues de Guingamp dans un contexte de tension désormais installé autour du club. Qualifié de «malhonnête» par le président Frédéric Legrand, le dirigeant aquitain a répondu sans détour. «Ouvrir sa gueule quand on ne prend pas de risques, c'est hyper facile. Ce monsieur, il a mis combien d'argent dans le foot français ? Rien. Il est payé tous les mois. Moi, j'en ai mis, donc je n'ai pas de leçons à recevoir.»
L'ancien boss du LOSC assume une vision radicale de la survie du club et de son rôle. «Les Girondins auraient dû disparaître pour faire plaisir à M. Legrand. En tant que patron d'entreprise, j'essaie de sauver la boîte et je le fais en mettant de l'argent, pas en en retirant. Dans le foot français, j'ai dû mettre 80 à 90 M€ au total, et je suis traité de voleur. Quand je suis arrivé, le club était au tribunal de commerce. Il n'y avait personne pour le sauver.»
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