

Et le fil a fini par craquer... Vainqueur de ses deux premiers trophées après 164 ans d'existence, Crystal Palace n'a jamais été habitué à se retrouver sur le devant de la scène. Après plusieurs mois en surchauffe, le club anglais a pris le mur sans pouvoir l'éviter.
Un modèle mis à rude épreuve
La formation londonienne paie d'abord le prix d'une saison construite sur un calendrier démentiel. En remportant la FA Cup puis le Community Shield, les Eagles ont changé de dimension sans élargir suffisamment leur base. Engagés sur cinq tableaux, ils ont enchaîné les rencontres à un rythme intenable pour un effectif limité. Au 18 janvier, le club est celui qui a le plus joué parmi toutes les équipes européennes cette saison, avec 35 matchs déjà disputés, bien au-delà de ses standards historiques.
L'usure s'est traduite progressivement dans les résultats. Invaincus lors des onze premières rencontres, les Londoniens ont vu la dynamique se fissurer dès la première défaite du 5 octobre. Depuis, la trajectoire s'est nettement dégradée, avec une série marquée par plus de revers que de succès, et surtout aucune victoire depuis le 11 décembre. L'élimination en FA Cup face à Macclesfield, pensionnaire de sixième division, a symbolisé un groupe vidé, physiquement et mentalement, incapable de répondre aux exigences accumulées.
Un club fragilisé de l'intérieur
À cette fatigue sportive s'ajoute une instabilité structurelle de plus en plus visible. Le mercato hivernal illustre cette contradiction permanente : un investissement record consenti pour renforcer l'attaque avec Brennan Johnson (40 M€), tout en actant ou en envisageant le départ de cadres majeurs. Le transfert imminent du capitaine Marc Guehi, les discussions autour de Jean-Philippe Mateta et les projections concernant Adam Wharton donnent le sentiment d'un projet qui se délite, au moment même où l'exigence compétitive augmente.
Le discours public d'Oliver Glasner a cristallisé ce malaise. En dénonçant un effectif réduit à «12 ou 13 joueurs» et un manque de soutien persistant, le technicien autrichien a mis des mots sur un sentiment partagé en interne. Son départ acté en juin, combiné aux rumeurs autour de son successeur, dont José Bordalás, accentue encore cette impression de fin de cycle. Crystal Palace semble aujourd'hui coincé entre l'euphorie de ses premiers trophées et une réalité plus dure : celle d'un club qui a grandi trop vite sans consolider ses fondations.
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