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le 18/01/2026 à 23h00

Le Sénégal remporte la CAN dans une finale rocambolesque - Débrief et NOTES des joueurs (Sénégal 1-0 ap Maroc)

Le Sénégal remporte la CAN dans une finale rocambolesque - Débrief et NOTES des joueurs (Sénégal 1-0 ap Maroc)
Le Sénégal a remporté sa deuxième CAN.
Au terme d'une finale rocambolesque, le Sénégal a remporté la CAN 2025 en dominant le Maroc après prolongation (0-1), ce dimanche à Rabat. Les Lions de la Teranga décrochent ainsi un deuxième titre continental, quatre ans après leur premier sacre.

Dénouement dramatique pour le pays hôte. À Rabat, le Maroc a vu le trophée lui échapper au terme d'une finale de la CAN 2025 devenue irrespirable, finalement remportée par le Sénégal après prolongation (0-1).


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Longtemps indécise et marquée par un temps additionnel chaotique, des décisions arbitrales contestées et une atmosphère sous haute tension, la rencontre a basculé en prolongation, où les Lions de la Teranga ont su faire la différence pour s'offrir un deuxième sacre continental.

Le Sénégal maîtrise la première période

Dans une entame sous haute tension, les Lions de la Teranga se montraient les plus tranchants, portés par Mané sur l'aile gauche. Sur un premier corner, Pape Gueye surgissait au second poteau mais voyait sa tête repoussée par Bounou, déjà décisif. Le Maroc tentait d'imposer sa maîtrise par séquences, avec un bloc haut et une circulation propre, mais la densité sénégalaise dans l'entrejeu limitait les espaces et forçait les hommes de Walid Regragui à contourner.

Peu à peu, la finale se hachait, rythmée par les duels et les fautes. Plus entreprenant dans le dernier quart d'heure, le Sénégal profitait d'une passe verticale de Jackson pour envoyer Ndiaye défier Bounou dans la surface, mais le gardien marocain sortait encore le grand jeu du pied pour détourner le tir croisé au sol. Entre un Maroc menaçant en contre et un Sénégal plus proche d'ouvrir la marque, cette finale restait indécise, avec un homme déjà au-dessus : Bounou.

Un temps additionnel chaotique

Au retour des vestiaires, la finale changeait de physionomie. Le Maroc se montrait plus entreprenant, mettant davantage de rythme et cherchant à faire sauter le verrou sénégalais par les côtés. Hakimi apportait le surnombre, les centres se multipliaient et El Kaabi se procurait la plus grosse occasion marocaine sur un service à ras de terre, sans parvenir à cadrer. Le Sénégal pliait sans rompre, s'appuyant sur un bloc toujours discipliné et sur les interventions autoritaires de sa défense, avant de reprendre progressivement de l'air dans le dernier quart d'heure grâce aux entrées offensives. Mbaye se montrait immédiatement dangereux et obligeait Bounou à une parade décisive, confirmant que les Lions de la Teranga restaient capables de frapper à tout moment.


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Le temps additionnel faisait ensuite basculer la rencontre dans une folie totale. Après un but sénégalais refusé plus tôt sur un coup de sifflet jugé prématuré, la tension explosait sur un corner marocain. À la suite d'un contact entre Diouf et Brahim Diaz, l'arbitre recourait à la VAR avant d'accorder un penalty au Maroc, une décision vécue comme extrêmement sévère par le camp sénégalais. Les protestations s'intensifiaient, les cartons jaunes pleuvaient, des supporters entraient sur la pelouse et, encouragés par leur sélectionneur, les joueurs du Sénégal quittaient brièvement le terrain, provoquant une longue interruption. Finalement revenus pour reprendre le jeu, les Sénégalais assistaient à l'instant le plus irréel de la soirée : Brahim Diaz tentait une panenka sur penalty, mais Mendy restait debout et captait le ballon.

Le bijou de Pape Gueye

La prolongation a finalement souri au Sénégal. Profitant d'un moment de désorganisation marocaine, les Lions de la Teranga ont fait la différence par Gueye, auteur d'une frappe splendide depuis l'entrée de la surface pour tromper Bounou et ouvrir le score (1-0, 94e). Derrière, le Maroc a poussé malgré l'infériorité numérique consécutive à la blessure d'Igamane, touchant même la barre sur corner par En Nesyri, tandis que Ndiaye manquait la balle de titre face à un Bounou encore décisif. Solides et disciplinés, les Sénégalais ont résisté jusqu'au bout pour conserver leur avantage et décrocher le trophée, le deuxième de leur histoire.

La note du match : 8/10

Une finale longtemps fermée, devenue totalement incontrôlable dans le temps additionnel avant de basculer en prolongation. Intensité maximale, tension permanente, décisions arbitrales discutées, interruption de match et scénario renversant : tous les ingrédients d'un match hors norme étaient réunis. Le contenu a parfois souffert du contexte, mais la dramaturgie et l'engagement ont porté cette finale à un niveau rare.


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Le but :

- Sur une récupération haute au coeur du jeu, Mané talonne dans l'axe pour Idrissa Gueye, qui lance immédiatement Pape Gueye sur la gauche. Le milieu sénégalais progresse balle au pied, repique dans l'axe à l'entrée de la surface et déclenche une frappe puissante du gauche. Le ballon fuse et se loge dans la lucarne droite de Bounou, totalement battu (1-0, 94e).

Les NOTES des joueurs

Maxifoot a attribué une note (sur 10) commentée à chaque joueur.

L'homme du match : Pape Gueye (8/10)

Le milieu de Villarreal a incarné la résilience et le sang-froid des Lions de la Teranga. Déjà précieux dans l'équilibre et le volume de jeu, l'ancien Marseillais a surtout marqué l'histoire en inscrivant le premier but du Sénégal en finale de CAN, d'une frappe exceptionnelle en prolongation. Décisif au moment clé, autoritaire dans l'impact, il a symbolisé le basculement mental et sportif de cette finale.

SÉNÉGAL :

Edouard Mendy (8) : le gardien d'Al Ahli a livré une finale de très haut niveau. Autoritaire dans sa surface, propre dans ses sorties aériennes, décisif sur plusieurs frappes marocaines dans les temps forts adverses. Le moment-clé de la rencontre reste ce penalty repoussé face à Brahim Diaz, où le portier sénégalais a tenu mentalement quand tout vacillait autour de lui. Une finale de référence, pleine de sang-froid et de maîtrise.

Antoine Mendy (6,5) : le latéral droit de Nice a rendu une copie sérieuse dans un contexte brûlant. Souvent exposé face aux montées répétées d'Hakimi, le Niçois a répondu par de l'impact et une bonne discipline défensive. Peu en vue offensivement mais rigoureux dans son placement, il a tenu son couloir jusqu'à sa sortie sans jamais céder. Remplacé à la 76e minute par Abdoulaye Seck (non noté).

Mamadou Sarr (7,5) : remplaçant de Koulibaly, suspendu, le défenseur de Strasbourg a impressionné par sa maturité. Très juste dans l'anticipation, solide dans les duels au sol comme dans les airs, auteur d'un tacle décisif exceptionnel devant El Kaabi. Rarement pris de vitesse, toujours bien placé, le jeune axial a confirmé qu'il pouvait assumer une finale continentale sans trembler.

Moussa Niakhaté (7) : le défenseur central de l'Olympique lyonnais a apporté son expérience et sa puissance dans l'axe. Autoritaire dans la surface, précieux pour repousser les centres marocains dans les moments chauds, le Gone a souvent soulagé sa défense par des interventions propres. Une prestation solide, sans fioritures, mais essentielle à l'équilibre collectif.

El Hadji Malick Diouf (6) : le latéral gauche de West Ham a vécu une finale contrastée. Solide dans l'impact et généreux dans l'effort, le Hammer s'est montré courageux face aux projections marocaines. Mais son contact avec Brahim Díaz, sanctionné d'un penalty, a failli faire basculer la rencontre. Mentalement touché mais resté concentré jusqu'à sa sortie. Remplacé à la 106e minute par Ismaïl Jakobs (non noté).

Lamine Camara (6,5) : le milieu de Monaco a été actif dans la première période. Intéressant dans l'orientation du jeu, propre dans ses transmissions et impliqué sur coups de pied arrêtés. L'intensité de la finale a progressivement pesé sur ses jambes, mais son apport technique a permis au Sénégal de tenir le ballon dans les temps faibles. Remplacé à la 76e minute par Ismaïla Sarr (non noté).

Idrissa Gueye (7,5) : métronome absolu de cette finale, le milieu d'Everton a été le infatigable à la récupération, précieux dans la lecture du jeu, toujours bien placé pour couper les transitions marocaines. Sa projection et sa justesse technique sur l'action du but témoignent d'un match plein, intelligent et parfaitement maîtrisé.

Pape Gueye (8) : lire commentaire ci-dessus.

Iliman Ndiaye (6) : l'attaquant d'Everton a été l'un des principaux créateurs sénégalais avant sa sortie. Percutant entre les lignes, habile dos au jeu, capable de casser les blocs par sa conduite de balle. Son activité constante a pesé sur la défense marocaine, même si l'efficacité n'a pas toujours suivi. Remplacé à la 76e minute par Ibrahim Mbaye (non noté), auteur d'une entrée pleine de fougue et proche de marquer à deux reprises.

Nicolas Jackson (6) : l'attaquant du Bayern Munich a beaucoup travaillé pour l'équipe. Disponible dans les appels, précieux dans le pressing, souvent utilisé pour étirer le bloc marocain. Peu servi dans de bonnes conditions dans la surface, mais son abattage a pesé dans l'usure adverse. Remplacé à la 90e+3 minute par Chérif Ndiaye (non noté), proche de faire le break sans un arrêt fou de Bounou.

Sadio Mané (7,5) : une deuxième CAN pour lui. L'attaquant d'Al Nassr a incarné le leadership sénégalais dans cette finale irrespirable. Tranchant par séquences, précieux dans les replis défensifs, décisif par son travail de récupération sur l'action du but. Une prestation de capitaine, faite de sacrifice, d'expérience et de lucidité dans les moments-clés. C'est lui qui rappelle ses partenaires, rentrés au vestiaire après le penalty sifflé contre son équipe.

MAROC :

Yassine Bounou (8) : le gardien d'Al Hilal a livré une finale de très haut niveau. Décisif dans le jeu, impeccable sur sa ligne et impérial dans les moments chauds, le dernier rempart a maintenu le Maroc en vie jusqu'au bout. Ses arrêts face à Mbaye et Ndiaye en prolongation ont retardé l'échéance, avant d'être battu uniquement par une frappe parfaite en lucarne. Il finit meilleur gardien du tournoi.

Achraf Hakimi (6) : très actif dans son couloir droit, le latéral droit du Paris Saint-Germain a été l'un des moteurs offensifs marocains. Omniprésent dans les projections, généreux dans l'effort et auteur d'un retour défensif décisif devant Mbaye, le capitaine des Lions de l'Atlas a parfois manqué de justesse dans le dernier geste à mesure que la fatigue s'installait.

Nayef Aguerd (7) : le défenseur central de l'Olympique de Marseille a tenu la baraque dans l'axe. Dominant dans les airs, solide dans les duels et proche de l'égalisation sur une tête venue s'écraser sur la barre, le Marocain a livré une prestation de patron malgré l'issue cruelle.

Adam Masina (6,5) : appliqué et discipliné, le défenseur central du Torino a répondu présent dans une finale très exigeante. Bien positionné et propre dans ses interventions, il a tenu son rang avant de céder physiquement. Sa sortie sur blessure, en larmes, a désorganisé l'arrière-garde marocaine. Remplacé à la 89e minute par Jawad El Yamiq (non noté).

Noussair Mazraoui (6) : le latéral polyvalent de Manchester United a alterné le bon et le moins bon. Intéressant par ses montées en première période, il a ensuite souffert défensivement face à la vivacité sénégalaise. Remplacé à la 98e minute par Hamza Igamane (non noté), contraint de quitter la pelouse sur blessure, laissant le Maroc à dix.

Neil El Aynaoui (7) : au coeur du jeu marocain, le milieu de l'AS Roma a été précieux par son volume et sa lecture. Juste dans l'orientation, actif à la récupération et courageux jusqu'au choc tête contre tête qui l'a marqué, l'ancien Lensois a tenu l'entrejeu malgré une baisse logique de lucidité en fin de match.

Brahim Díaz (3) : le milieu offensif du Real Madrid a vécu une finale cauchemar. Peu influent dans le jeu et bien cadenassé, le Merengue a surtout manqué le penalty décisif en tentant une panenka totalement ratée dans un contexte explosif. Ce geste restera comme le tournant de la finale et pourrait le marquer durant toute sa carrière de footballeur. Et plus encore... Remplacé à la 98e minute par Ilias Akhomach (non noté).

Bilal El Khannouss (6) : techniquement propre et intelligent dans ses déplacements, le milieu offensif de Stuttgart a participé aux meilleurs temps forts marocains. Capable de jouer entre les lignes et d'apporter du liant, le Marocain a vu son influence s'estomper face au bloc sénégalais. Remplacé à la 80e minute par Oussama Targhalline (non noté).

Ismael Saibari (6) : le milieu du PSV a mis de l'intensité et du volume dans cette finale. Actif au pressing et disponible, le meneur de jeu a manqué de précision dans les zones décisives pour faire basculer la rencontre. Remplacé à la 90e+4 minute par Anass Salah Eddine (non noté).

Abdessamad Ezzalzouli (6,5) : l'ailier du Real Betis a été l'un des principaux pourvoyeurs de danger. Percutant sur son côté gauche, capable de faire des différences en un contre un, l'ancien joueur du FC Barcelone a délivré plusieurs centres dangereux, dont celui amenant la barre d'Aguerd. Il a manqué de justesse dans la finition.

Ayoub El Kaabi (5) : l'attaquant de l'Olympiakos a eu la balle pour ouvrir le score mais n'a pas cadré. Bien pris par la charnière sénégalaise, le buteur a tenté de décrocher pour exister sans trouver la solution. Remplacé à la 80e minute par Youssef En Nesyri (non noté), qui a touché la barre en prolongation.

Et pour vous, quels ont été les meilleurs et les moins bons joueurs du match ? Réagissez dans la zone de "commentaires" ci-dessous !

SÉNÉGAL 1-0 MAROC (mi-tps: 0-0) - CAN 2025 - finale / fin.
Stade : Complexe Sportif Moulay Abdellah, Rabat - Arbitre : Ndala Ngambo, DR Congo

Buts : P. Gueye (94e) pour SÉNÉGAL
Avertissements : L. Camara (24e), I. Sarr (90+9e), E. Diouf (90+10e), E. Mendy (90+21e), M. Sarr (113e), pour SÉNÉGAL - A. Salah-Eddine (90+21e), Y. En-Nesyri (112e), pour MAROC

SÉNÉGAL : E. Mendy - M. Sarr, M. Niakhate - A. Mendy (A. Seck, 77e), E. Diouf (I. Jakobs, 106e) - L. Camara (I. Sarr, 77e), Idrissa Gueye, P. Gueye - I. Ndiaye (I. Mbaye, 77e), N. Jackson (C. Ndiaye, 90+3e), S. Mané

MAROC : Y. Bounou - N. Aguerd, A. Masina (J. El Yamiq, 89e) - A. Hakimi, N. Mazraoui (Ilias Akhomach, 98e) - N. El Aynaoui - Brahim Díaz (Igmane Hamza, 98e), B. El Khannouss (O. Targhalline, 80e), I. Saibari (A. Salah-Eddine, 90+4e), A. Ezzalzouli - A. El Kaabi (Y. En-Nesyri, 80e)

 Bounou a sauvé le Maroc devant Pape Gueye...

... et Ndiaye

La panenka manquée par Brahim Diaz

Brahim Diaz a manqué une balle de titre

 VIDEO : le penalty raté par Brahim Diaz

Pape Gueye a libéré le Sénégal en prolongation (1-0, 94e)

 VIDEO : le but du titre de Pape Gueye

La joie de Mané au coup de sifflet final

 VIDEO : le Sénégal soulève sa deuxième CAN

 

Par Youcef Touaitia, le 18/01/2026 à 23h00


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