

Les problèmes défensifs récurrents, l'absence préjudiciable de Mamadou Niang, la bronca du Vélodrome accompagnant la sortie d'Hatem Ben Arfa, le manque d'implication de l'équipe pour ce dernier match de l'année... La débâcle contre Nancy (0-3) a du mal à passer et promet des jours agités à la Commanderie pendant le mercato d'hiver. A l'image de la réaction du directeur sportif José Anigo dimanche soir, des pendules risquent d'être remontées au retour des vacances côté Marseillais. «Je ne trouve pas les mots. Je suis tellement en colère que si je dois dire tout ce que je pense, ça va déborder» .
Anigo remet les pendules à l'heure
«Quand on joue à la maison, on n'a pas le droit de perdre sur un score aussi large. On a un minimum d'efforts à faire, un minimum de professionnalisme à avoir» , a-t-il rappelé via le site officiel du club. Des oreilles ont dû siffler après la défaite. «Ce soir, on n'a rien vu de tout ça» , a-t-il regretté. «C'est surtout la manière qui me gêne. Nous n'avons absolument rien dominé. Ni offensivement, ni défensivement, ni au milieu. Je suis déçu. Les joueurs n'ont parfois pas conscience qu'ils sont dans un grand club avec des obligations. Ici, tu dois donner 150% de toi-même» , sermonnait Anigo après la rencontre.
L'OM est-il taillé pour jouer le titre cette saison ? Au vu des problèmes défensifs récurrents, de la Niang dépendance et de l'irrégularité des résultats notamment à domicile, difficile de répondre par l'affirmative. «Il faut un autre état d'esprit si on veut devenir champion un jour. Sinon on va courir pendant des siècles derrière un titre sans y arriver. On a l'équipe, mais avoir les bons joueurs est une chose et avoir une bonne équipe en est une autre. Il doit y avoir une volonté commune pour aller chercher quelque chose. Là, il n'y a rien de tout ça» , assène Anigo. Comme souvent à l'OM, le marché des transferts risque donc d'être très animé, avec des recrues et des départs dans toutes les lignes du jeu.