

Un soulagement, un tout petit. À quelques jours d'un déplacement périlleux au Parc des Princes, l'Olympique de Marseille s'est rassuré sur le plan mental en écartant facilement Rennes de la Coupe de France. Mais le club phocéen n'a pas dissipé le sentiment d'instabilité qui l'entoure depuis plusieurs semaines, y compris dans l'esprit de son entraîneur.
Une victoire rassurante, mais...
Face à une formation bretonne très peu enthousiasmante, Marseille a surtout retenu l'essentiel. Une qualification, un match globalement maîtrisé, et une défense enfin imperméable après les naufrages récents. Roberto De Zerbi ne s'en est d'ailleurs pas caché au coup de sifflet final. «On a fait un bon match, contre une équipe très forte. On est contents, et on prépare bien le déplacement à Paris dimanche. On a très bien défendu aujourd'hui. C'était important de gagner» , a confié le manager italien au micro de beIN SPORTS.
Le technicien marseillais a toutefois pris soin de rappeler la fragilité structurelle de son groupe. «Je dis toujours à mon équipe qu'elle peut battre n'importe quel adversaire si elle joue comme ce soir. Quand on ne joue pas comme ce soir, on peut aussi perdre contre tout le monde» , a résumé l'ancien coach de Sassuolo et Brighton, en évoquant encore les traces laissées par la claque inattendue reçue à Bruges (3-0) en Ligue des Champions. Un discours lucide, presque inquiet, loin de toute autosatisfaction.
Une équipe déroutante, même pour son coach
En conférence de presse, De Zerbi a prolongé ce constat, en avouant lui-même son trouble face aux réactions parfois illogiques de son équipe. «J'avais peur avant le match d'être un peu trop déséquilibré, et finalement on n'a pas concédé un tir» , a reconnu le technicien de 46 ans devant les journalistes. «C'est une équipe étrange, qu'on a parfois du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur en plus, tu prends des buts. Et quand tu joues avec quatre attaquants, tu ne concèdes rien…»
Un aveu rare, qui résume l'état actuel de l'OM. Capable de se montrer solide sans briller, mais aussi de sombrer collectivement dans des rendez-vous majeurs. Dans ce contexte, la Coupe de France prend une dimension particulière. Privé de Ligue des Champions et distancé dans la course au titre, Marseille vise toujours le podium en championnat, mais se retrouve presque sommé d'aller au bout dans cette compétition. Les banderoles déployées au Vélodrome avant Rennes l'ont rappelé avec force...
Que pensez-vous des propos de Roberto De Zerbi ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...