

La saison dernière, Lucas Perri a réussi le challenge de faire oublier Anthony Lopes à l'Olympique Lyonnais, et maintenant, Dominik Greif est en train d'éclipser les souvenirs de Perri, qui cire désormais le banc à Leeds, quelques mois après sa vente pour 18 millions d'euros (bonus inclus) à l'intersaison.
Après plusieurs semaines de négociations avec Majorque, et pour trois fois moins cher (5,25 millions d'euros, bonus compris), l'OL a trouvé un nouveau gardien fiable. Sans être impressionnant à chaque match, le portier slovaque se montre régulièrement décisif. Et cela rapporte beaucoup de points aux Lyonnais.
Greif, gardien anti-statistiques
Dans les faits, Greif n'est pas un gardien qui doit beaucoup s'employer. Protégé par la troisième meilleure défense du championnat (20 buts encaissés en 21 rencontres), il n'effectue que 2,4 arrêts par match en moyenne, soit seulement le 14e total le plus élevé. Et avec ses 71% d'arrêts en L1, il n'est que le sixième portier en termes de réussite sur les frappes cadrées adverses, derrière Hervé Koffi (Angers), Robin Risser (Lens), Donovan Léon (Auxerre), Geronimo Rulli (Marseille) et Lucas Chevalier (Paris SG).
À Lyon, Greif n'est pas considéré comme un numéro 1 à temps plein - il a joué 21 rencontres toutes compétitions confondues, et 11 pour sa doublure Rémy Descamps -, mais ses arrêts valent souvent de l'or. Sur penalty tout d'abord, il ne s'est jamais incliné. La frappe détournée de Lassine Sinayoko a permis aux Gones de repartir d'Auxerre avec un point (0-0, le 23 novembre), et sa parade devant Issa Soumaré a ensuite dirigé son équipe vers la victoire face au Havre (1-0, le 14 décembre).
Des interventions qui valent cher
Bien sûr, ce n'est pas le nombre d'arrêts qui compte, mais plutôt leur caractère décisif (ou non) dans une rencontre : à Lille (1-0, le 28 septembre), ses trois parades spectaculaires avaient préservé un succès capital. Soit autant qu'à Brest (0-0, le 2 novembre) pour conserver le nul en infériorité numérique. Puis ses quatre arrêts au match retour face au LOSC (1-0, le 1er février) et les deux contre Nantes (1-0, le 7 février) ont été tout aussi nécessaires pour garder sa cage inviolée.
Ainsi, Greif n'est que rarement canardé par les attaquants adverses - il pourra remercier sa défense. Mais ses interventions valent souvent le détour, et ce n'est pas un hasard si après 21 journées, il est apparu cinq fois (en 17 titularisations) dans l'équipe type du week-end de Maxifoot, et s'il est le joueur qui compte le plus de points au classement individuel, à égalité avec Mason Greenwood et Ilan Kebbal. Une autre belle réussite de la cellule de recrutement lyonnaise.
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