

En allant s'imposer 1 à 0 à Caen lors de la 19e journée de Ligue 1, l'Olympique Lyonnais s'est donc emparé du titre honorifique de champion d'automne. Avec 38 points au compteur, le club septuple champion de France compte même trois longueurs d'avance sur son dauphin, les Girondins de Bordeaux. En Ligue des Champions, les Gones ont également rempli leur contrat en obtenant leur qualification pour les 8es de finale. Malgré cela, l'OL a rarement été aussi critiqué que cette saison. Il faut dire également que le club rhodanien n'a peut-être jamais été aussi peu séduisant dans le jeu qu'actuellement… Une évidence tombe : les hommes de Claude Puel sont trop dépendants de leurs trois tauliers : Jérémy Toulalan, Juninho et Karim Benzema. Dès qu'un de ces joueurs manque à l'appel, l'OL peine incroyablement.
Magré tout, Jean-Michel Aulas croit toujours que sa formation est aussi forte que les saisons précédentes. «On sait qu'en Ligue 1, c'est l'année de tous les dangers, parce que les autres sont beaucoup plus forts, si j'en crois les médias, avance le président lyonnais. Donc si on est devant eux, c'est qu'on est beaucoup plus forts nous aussi.» Pas sûr… Souvenez-vous comment l'OL avait été chahuté par Bordeaux à Gerland malgré la victoire. En revanche, les Rhodaniens ont été plus réguliers que leurs poursuivants tout au long des matchs aller. Malgré tout, Lyon ne devra pas traîner en route après la trêve s'il veut conserver sa couronne. Car avec Bordeaux, Rennes, Paris, Marseille et Lille à ses trousses, celle-ci n'a jamais été aussi menacée que cette saison.
«On va investir»
Quand on lui fait part d'une mainmise moins forte que par le passé de l'OL sur le championnat, Jean-Michel Aulas répond que c'est parce que son club a voulu concentrer ses efforts sur la Ligue des Champions cette saison. Le président rhodanien espère bien franchir le cap des quarts de finale en 2009. «Il a été décidé en début de saison que notre priorité était de nous rapprocher du plus haut niveau européen, souligne le dirigeant. Nous cherchons à nous rapprocher des meilleurs coûte que coûte.» Les Gones auront justement l'occasion de se frotter à ce qui se fait de mieux en Europe actuellement avec une double confrontation face au FC Barcelone en 8e de finale de la C1. Si l'OL veut au moins atteindre les quarts cette saison, il lui faudra sortir le grand jeu et s'appuyer sur une défense solide pour contrer les attaquants blaugrana. Or, c'est justement là que le bât blesse.
Depuis le coup d'envoi de la saison, l'Olympique Lyonnais a en effet montré de sérieuses lacunes défensives. Certes, les Gones n'ont pas été épargnés par les blessures (François Clerc, Anthony Réveillère, Mathieu Bodmer, John Mensah) mais ils ont souvent affiché une fébrilité défensive inquiétante. Un mal auquel Aulas espère bien remédier en janvier avec l'arrivée de renforts au cours du mercato. «On a les moyens de faire la différence durant cette période de crise, affirme le président rhodanien. On va investir. C'est à Claude Puel de le décider. Il a la responsabilité de voir quel est le choix le plus pertinent et a la possibilité de faire des investissements.» Une manière détournée de dire que l'ancien technicien lillois sera responsable en cas d'échecs durant la seconde partie de saison ? En partie oui, mais en partie seulement. Car Aulas espère bien que l'OL écrasera à nouveau la concurrence en Ligue 1 après la trêve et frappera un gros coup sur la scène européenne.