

Cette saison 2008-09 est celle de la rédemption pour le Paris Saint-Germain. Après deux saisons catastrophiques, au cours desquelles il avait échappé de peu à la relégation, le club de la capitale est de retour en haut de l'affiche en cette fin d'année 2008. A l'issue des matchs aller, les hommes de Paul Le Guen pointent à une belle 4e place au classement, à cinq points seulement du leader, l'Olympique Lyonnais. Durant cette première partie de saison, le PSG, vainqueur de l'Olympique Lyonnais (1er), des Girondins de Bordeaux (2es), de l'Olympique de Marseille (5e) et du LOSC (6e), a prouvé qu'il méritait bien de figurer aux avant-postes du championnat.
Le secret de ce retour en haut de l'affiche provient d'un mercato estival réussi. En s'attachant les services de Claude Makelele et de Ludovic Giuly, le Paris Saint-Germain s'est doté de deux joueurs majeurs sur le plan sportif, mais surtout de deux leaders de vestiaire, ce qui faisait peut-être le plus défaut au club de la capitale ces dernières saisons. En outre, le PSG a aussi vu Guillaume Hoarau, recruté seulement pour 500.000 euros en janvier 2008, éclater au plus haut niveau. L'ancien Havrais a d'ailleurs été titularisé à chacune des 19 premières journées de Ligue 1, inscrivant la bagatelle de 11 buts, ce qui fait de lui le deuxième meilleur buteur du championnat derrière le Toulousain André-Pierre Gignac. Au milieu de terrain, l'ancien Manceau Stéphane Sessègnon est l'autre maillon de l'équipe.
Réconciliation avec le Parc des Princes
Les résultats étant là, le Paris Saint-Germain a retrouvé en outre une défense solide. Mickaël Landreau, Zoumana Camara et Sylvain Armand sont revenus à leur meilleur niveau. Le Brésilien Cearà a atteint un niveau qu'on ne lui aurait pas soupçonné. Seul Jérôme Rothen déçoit quelque peu. Paul Le Guen ne s'est d'ailleurs pas privé pour le lui faire savoir. Prêté par Fenerbahçe, Mateja Kezman, barré par le tandem Giuly-Hoarau, doit lui se contenter du banc de touche. Alternant le assez bon et le très moyen lors de ses entrées en jeu, l'entraîneur parisien lui préfère Peguy Luyindula, qui reste sur un formidable mois de décembre, lorsqu'il s'agit de faire la décision en fin de match ou tout simplement de laisser un peu les cadres au repos.
Réconcilié avec le Parc des Princes, lequel était véritablement en fusion lors de la victoire 4-0 face à Twente en Coupe de l'UEFA, une victoire qui a permis au club de se qualifier pour les 16es de finale de la compétition, le PSG peut nourrir de légitimes ambitions pour la seconde partie de saison. Mais les Parisiens restent prudents. Ils savent que l'équilibre reste fragile. Le match à Nice, où ils sont complètement passés au travers, est notamment là pour le leur rappeler. Mais l'appétit venant en mangeant, le club de la capitale pourrait nourrir d'autres ambitions au fil des semaines en 2009.