

Pas plus tard que ce lundi, Juninho ne cachait pas sa lassitude de voir l'Olympique Lyonnais être constamment «dévalorisé» selon lui. «On a gagné sept titres de suite, on est en course pour un huitième, et on ne suscite aucune reconnaissance. On est critiqué parce qu'on est ambitieux et on évolue dans une ambiance détestable. On n'est vraiment pas respecté, s'est plaint le capitaine brésilien des Gones. Au Brésil, les rivalités entre les clubs y sont pourtant bien plus fortes. Mais, quand tu réussis, on vient te demander comment et ta performance est valorisée. Il n'y a pas cette rage que je ressens quasiment partout ici.»
«En France, on n'aime pas les gagnants»
Aujourd'hui mardi, c'est Hugo Lloris qui se range du côté de Juninho. A l'image du milieu de terrain, le gardien international de l'Olympique Lyonnais constate un manque de reconnaissance. Même s'il s'en accommode davantage que le Brésilien. «Une chose est sûre : en France on n'aime pas les gagnants, du moins sur le long terme. Ce n'est pas nouveau, je n'ai pas attendu d'être à Lyon pour le savoir. Mais ça nous passe au-dessus ; on est des compétiteurs, on se doit de donner le meilleur de nous-mêmes dès que l'on est sur le terrain, de gagner un maximum de matchs, ce qui se passe autour est secondaire ; j'ai d'autres préoccupations que de savoir si on est aimés ou non» , a déclaré l'ancien Niçois sur le site officiel de l'OL.
Jean-Michel Aulas a donc trouvé des relais avec Juninho et Lloris. Mais pas sûr que ces déclarations viennent changer la donne, même si on ne peut pas donner tort aux Lyonnais. En attendant, le gardien rhodanien préfère mettre sa frustration de côté et se concentrer sur le prochain match qui attend l'OL, samedi à Lorient. «C'est toujours une équipe difficile à jouer, joueuse et tactiquement très forte, estime Lloris. Ce ne sera pas facile, on devra être bien concentrés, bien organisés, bien rigoureux. Après on devra élever notre niveau d'agressivité, être le plus efficace possible. Il est important de reprendre par une bonne victoire, de marquer le coup d'entrée.» Histoire de rappeler qui est le patron. Même s'il est mal aimé.