

Selon toute vraisemblance, Camel Meriem devrait quitter l'AS Monaco à l'issue de la saison. En fin de contrat en juin prochain, le milieu de terrain du club de la Principauté devrait très probablement prendre la direction de la Liga où le Racing Santander et l'AS Saint-Etienne lui font les yeux doux. Même si en France, l'AS Saint-Etienne et l'OGC Nice n'ont pas perdu espoir de décrocher la signature du joueur. A 29 ans, le joueur formé au FC Sochaux Montbéliard a l'impression de perdre son temps sur le Rocher. Transféré de Bordeaux à Monaco en juin 2005 pour jouer le haut du tableau, l'ancien Marseillais n'a fait pour l'instant que se contenter du ventre mou du classement.
«J'ai perdu de ma valeur»
Aujourd'hui, Meriem n'hésite plus à faire part de sa lassitude d'évoluer à Monaco. «C'est déjà dur de faire parler de Monaco quand tout va bien. Mais, là, c'est encore pire et c'est sans doute justifié. Depuis trois ans, on a fini dixièmes, neuvièmes, douzièmes et, à mi-championnat, on est quatorzièmes, s'est lamenté le milieu de terrain dans les colonnes de L'Equipe. Monaco est tombé dans l'anonymat. Quand tu signes à Monaco, ce n'est pas pour jouer le maintien ou disparaître de la circulation. Je sais que j'ai perdu de ma valeur. Ce n'est pas ce que j'attendais, mais je ne regrette rien. Personne ne pouvait savoir.»
S'il dit ne rien regretter, Meriem est pourtant prêt à faire ses valises à l'issue de la saison. Déçu et las à la fois, l'ancien Bordelais a envie d'aller voir ailleurs. Même s'il continuer un peu à croire que l'ASM pourrait retrouver son rang un jour ou l'autre. «Ce qui est sûr, c'est que je ne supporterai pas cette situation très longtemps, a lâché le milieu de terrain monégasque. J'ai encore envie de gagner, de jouer les premiers rôles, de connaître l'excitation des grands rendez-vous. A Monaco ou ailleurs.» En attendant, c'est avec le FC Nantes que Meriem a rendez-vous ce samedi soir. Un match qui a pour principal enjeu de s'éloigner un peu de la zone de relégation…