

Une réunion extraordinaire des membres du Conseil d'administration du Paris SG s'est tenue dimanche au Parc des Princes après la victoire contre Sochaux (2-1), à laquelle Charles Villeneuve a refusé de prendre part. Le président du Paris SG était pourtant au centre de la réunion. Les décideurs du club de la capitale n'ont pas apprécié sa lettre revendicative, largement relayée depuis samedi par la presse. La sentence n'a pas tardé. Un point de non retour a été atteint, et Villeneuve devrait être débarqué dans les prochains jours après que les administrateurs ont décidé de démissionner collectivement pour provoquer une assemblée générale qui devrait se tenir lundi ou mardi.
Villeneuve a-t-il un plan B ?
Se posent dès lors plusieurs questions : qui pour prendre le relais ? Mais d'abord, pourquoi Villeneuve s'est-il sabordé huit mois seulement après sa prise de fonction et alors que le club a redressé la pente sportivement ? Difficile de croire que l'ancien cadre de TF1 a commis l'erreur de croire que les bons résultats cette saison l'autorisaient à demander quoi que ce soit à ses supérieurs. Deux thèses tiennent pour l'heure le haut du pavé. Soit Villeneuve a tout simplement envie de partir car il se sent à l'étroit dans son costume ou ne supporte plus sa fonction, trop étriquée. Soit Villeneuve a l'intention de partir, pour mieux revenir avec de nouveaux investisseurs plus ambitieux sous le bras. La théorie du putsch ?
Le président du PSG se serait rendu en Angleterre le week-end dernier pour discuter avec les propriétaires de Manchester City d'un éventuel rachat du club de la capitale. Si le maire de Paris Bertrand Delanoë s'est déclaré contre l'arrivée de ce type d'investisseurs dépensiers, la famille régnante d'Abu Dhabi serait plutôt favorable à l'idée. En attendant, un point de non retour a été atteint avec Sébastien Bazin, actionnaire majoritaire du club, qui n'a pas apprécié la lettre adressée par Villeneuve par laquelle il demandait plus de pouvoir et d'investissements de la part de Colony Capital qui n'a pas injecté un sou dans le club depuis son entrée dans le capital. Bazin a considéré la lettre comme «un acte de défiance» et doit désormais trouver un quatrième président après Alain Cayzac, Michel Moulin et donc Villeneuve.