

L'Angleterre ne tourne plus tout à fait rond ces derniers jours. La crise financière mondiale a plongé Chelsea dans le doute, tandis que Manchester City semble prêt à tout pour étoffer son effectif. Les oligarques russes et émiratis ne réagissent visiblement pas de la même manière à l'effondrement des bourses et des capitaux bancaires. Touché de plein fouet, Roman Abramovich semble lassé de son jouet et pourrait rapidement revendre Chelsea. Alors que le nouvel eldorado se situe désormais à Manchester, les Blues menacent de redevenir un club parmi les autres.
Le transfert de Kaká, réalité ou théâtre italien ?
Le siège d'Abramovich était d'ailleurs vide ce week-end à Stamford Bridge. Le milliardaire russe étudierait la possibilité de vendre Chelsea à des multimillionnaires d'Arabie Saoudite et de Dubaï. Abramovich, qui a acheté le club 60 M£ en 2003 (plus 80 M£ pour effacer la dette du club), pourrait le revendre 800 M£ (880 M€). Si le Russe s'en va, les joueurs vont-ils suivre le courant et tenter de rebondir à City, le nouvel eldorado anglais ? John Terry et Franck Lampard seraient par exemple sur les tablettes mancuniennes selon la presse d'outre-Manche, au même titre du reste que Steven Gerrard, Gianluigi Buffon, Lionel Messi, Wayne Rooney… et donc Ricardo Kaká.
L'Angleterre et l'Italie ont vécu un week-end haut en couleurs avec l'annonce du possible transfert de l'attaquant brésilien contre des sommes folles. De quoi écoeurer les managers d'Arsenal, Arsène Wenger, et de Manchester United, Alex Ferguson. «Si Kaká vaut 120 millions, combien valent Messi et Cristiano Ronaldo ?» , s'est indigné ce dernier. Mais un conseiller du cheikh Mansour a fait retomber la pression dimanche soir en réfutant l'idée d'une telle dépense dans le contexte financier actuel. En Italie, certains observateurs commencent à croire que l'éminent propriétaire du Milan AC, Silvio Berlusconi, a monté l'affaire de toutes pièces. Fin de l'histoire ?