

Non convoqué pour affronter Grenoble samedi dernier, Jean-Michel Aulas n'y était pas allé par quatre chemins pour expliquer l'absence de Fred du groupe lyonnais. Le président du club septuple champion de France n'avait pas hésité à faire connaître sa position au sujet du Brésilien à l'issue de la victoire de l'OL sur le terrain du promu isérois. «Quand les joueurs n'ont pas un comportement adéquat avec le niveau d'exigence du groupe et le niveau de rémunération qu'ils souhaitent avoir, il est de notre ressort soit de les sanctionner, soit de leur dire qu'ils peuvent aller voir ailleurs. C'est ce qui s'est passé avec Fred» , affirmait le dirigeant lyonnais le week-end dernier.
«Ma décision est irrévocable»
Informé des propos de Jean-Michel Aulas à son sujet, Fred ne s'est pas fait prier pour répliquer à son président. L'attaquant lyonnais a fait part de sa version des faits au journal de son pays, O Globo. «J'ai été surpris par la déclaration de Monsieur Aulas qui ne correspond pas à la réalité, a répondu le Brésilien. Depuis deux ans, il cherche tous les mois à ce que je prolonge mon contrat. Mais moi je ne veux pas. Après quatre ans passés dans un club, il est temps de changer d'air. Et il me punit pour ça. Parfois, il donne des ordres au staff pour que je sois écarté. Ma décision est donc irrévocable. Je ne reste pas à Lyon.»
Des propos qui ne devraient pas arranger sa situation du côté de Gerland. Si le directeur administratif de l'Olympique Lyonnais, Marino Faccioli, affirme ce mardi que «les choses traînent pour Fred» , le Brésilien devrait bien faire ses valises dans les jours qui viennent. L'attaquant lyonnais a reçu des offres de Fluminense et de Palmeiras, a confirmé son frère et agent. Le club septuple champion de France étant prêt à laisser libre son joueur s'il décidait de rentrer au pays, l'horizon de Fred devrait rapidement s'éclaircir.