

Non, la Commission de Visionnage des rencontres de l'élite n'est pas une émission comique de Canal +. Il s'agit bien d'une instance créée par la Fédération Française de Football (FFF) dans le but de traquer les fautes non décelées par l'arbitre sur les pelouses françaises. Réunie mardi dernier, ce comité a cité à comparaître deux joueurs de Ligue 1, le Bordelais Souleymane Diawara et le Rennais Moussa Sow. Les deux, pour des tacles engagés commis durant la 21e journée de Ligue 1 lors de Lille-Rennes et Nantes-Bordeaux, que n'avaient pas vus les arbitres en direct. Entendus par la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel (LFP), jeudi soir, ils risquent plusieurs matchs de suspension. Le verdict sera connu vendredi matin.
«Des faits de jeu»
«Je suis étonné car sur l'action en question je joue le ballon, je n'ai aucune intention de faire mal à Ricardo Faty» , plaide le défenseur bordelais. «D'ailleurs je me suis excusé tout de suite après le match et il m'a répondu que je ne l'avais pas touché» . Quant à Sow, c'est son entraîneur Guy Lacombe qui le défend, avec fermeté. «Si ça (le tacle de Sow sur Debuchy) arrive à entraîner une sanction, on va tout droit à une dérive et c'est sûr qu'ils vont m'entendre» , promet le coach breton. «Ce n'est pas un geste fait sciemment, il n'y a aucune volonté de faire mal, seulement il est spectaculaire et il y a des ralentis. C'est un incident de jeu, pas autre chose» .
Et voilà comment la vidéo, jusque là présentée comme le remède à tous les maux de l'arbitrage, est mise en accusation, à cause de cette utilisation à posteriori qui est faite des ralentis. On peut comprendre Guy Lacombe, ce système de sanction n'est pas des plus clairs, tant en terme de crédibilité de l'arbitrage que de pédagogie. En effet, quelle influence aurait un arbitre dont les décisions seraient remises en cause dans la semaine suivant un match ? Finalement, la Commission de Visionnage, c'est peut être bien la dimension comique qui manquait au football français…