

La 123ème Réunion Annuelle de l'International Football Association Board (IFAB) se tiendra le 28 février à Newcastle. Garante des Lois du Jeu, l'instance suprême du football a décidé d'étudier plusieurs dossiers. A l'ordre du jour : la possibilité d'allonger la mi-temps des matchs de quinze à vingt minutes et de procéder à un quatrième remplacement en cas de prolongation ; la question des arbitres assistants supplémentaires (portée notamment par le président de l'UEFA Michel Platini) ; l'introduction d'exclusions temporaires ; et l'usage de la technologie pour juger si le ballon a franchi la ligne de but.
L'IFAB joue contre son camp
Pour rappel, l'IFAB qui se réunit une fois par an en assemblée générale, se compose de représentants des associations d'Angleterre, d'Ecosse, du Pays de Galles et d'Irlande du Nord (une voix chacun), ainsi que de représentants de la Fifa (quatre voix). Dans la pratique, le Board est un peu le Vatican du football, conservateur à souhait, très réticent à réformer pour mieux s'adapter à l'époque contemporaine. L'usage de technologie placée sur la ligne de but était par exemple déjà à l'ordre du jour de l'AG du 3 mars 2007. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Pour mémoire, la dernière révision majeure des Lois du Jeu remonte à 1996.
Pourquoi l'International Board est-il si réticent à l'égard de l'usage de la technologie en général, de la vidéo en particulier, alors que les arbitres eux-mêmes sont pour ? A l'image des préfets vis-à-vis du pouvoir central, les arbitres ne sont-ils pas le relais du Board sur les pelouses, missionnés pour faire respecter l'ordre et les lois ? L'engouement autour de l'introduction de la vidéo n'est pourtant pas qu'un effet de mode, mais une nécessité afin d'aider à la tâche les arbitres, toujours plus sous pression en raison des intérêts économiques en jeu, et soumis au feu incessant des critiques par le biais des ralentis à profusion proposés par les chaînes de diffusion des matchs.