

Transféré en provenance de Lens l'été dernier pour cinq millions d'euros, Vitorino Hilton était censé être le patron défensif dont avait besoin l'Olympique de Marseille. Mais quelques semaines seulement après son arrivée, le Brésilien suscite déjà beaucoup d'interrogations, voire de critiques. S'il ne cherche pas à se défendre, l'ancien Lensois pense tout de même connaître les raisons de son début de saison raté. «J'ai eu des problèmes d'ordre privé et c'est ce qui a expliqué parfois mes difficultés sur le terrain à un moment donné. Dès que j'y pensais, je n'étais pas bien, a confié Hilton à La Provence. Ceci étant, je ne vais pas commencer à dire que ces problèmes sont l'unique cause de mon rendement moyen durant cette période. Parfois, je n'ai pas fourni une prestation valable parce que je n'étais tout simplement pas bon, et ce, comme toute l'équipe.»
«Je ne suis jamais content de moi»
Depuis la fin de la trêve hivernale, Hilton a malgré tout mis un sérieux coup de collier. Le défenseur brésilien paraît d'ailleurs n'être plus très loin de son meilleur niveau. Même si lui estime qu'il n'a pas encore donné sa pleine mesure sous le maillot phocéen. «Aujourd'hui, je me sens bien. Je deviens plus régulier dans mes performances, même si je sais que je peux apporter davantage, a poursuivi l'ex-capitaine des Sang et Or. Vous savez, je me connais parfaitement. Compte tenu de mes qualités et de mon potentiel, je sais que je peux donner plus. D'ailleurs, après chaque match, je ne suis jamais content de moi. J'ai notamment des qualités de bon relanceur et j'ai conscience de ne pas les avoir démontrées parfois. De toute façon, quand un défenseur loupe un ballon, ça se voit immédiatement. C'est comme ça.»
S'il n'a pas été épargné par les critiques, celles-ci ne semblent pas avoir marqué le Brésilien, visiblement peu sensible à la pression qui entoure l'OM. «C'est plus difficile au Brésil, a affirmé Hilton. Il y a beaucoup plus de problèmes là-bas qu'ici ! Moi, je n'ai pas de pression. Mon père en avait, lui. Il avait cinq enfants à la maison et tous les matins, il se levait pour partir travailler. Lui, il avait l'obligation de ramener de quoi manger à sa famille. Ça, oui, c'est de la pression. A côté de ça, moi, je n'en ai pas ici, à l'OM. Si le public me siffle, je suis d'accord avec lui car cela signifie que je n'ai pas été bon et il sait que j'ai le potentiel pour être performant.» A Monaco ce dimanche, Hilton aura l'occasion de montrer vraiment de quoi il est capable aux supporters phocéens, qui seront une nouvelle fois nombreux à Louis II.