

En avril 2008, Jérôme de Bontin succédait à Michel Pastor à la présidence de l'AS Monaco. En mars 2009, l'homme d'affaires quittera son fauteuil. Soit moins d'un an après son arrivée. Officiellement pour des raisons familiales. «Des obligations familiales conduisent Jérôme de Bontin à rejoindre les Etats-Unis et quitter prochainement ses fonctions, a annoncé un communiqué du club de la Principauté dans la soirée de vendredi. Lors du prochain Conseil d'Administration prévu en mars 2009, il annoncera le nouvel actionnariat du club. Fort de ses nouveaux investisseurs, l'ASM FC se voit désormais dotée de moyens qui devraient lui permettre de retrouver dans les saisons prochaines son rang parmi les élites du football français et européen.»
Les véritables raisons du départ
Officieusement, les raisons du départ du président monégasque seraient tout autres. Selon l'AFP, avec 9 millions d'euros d'investissement annuel à venir, la Société des Bains de Mer allait devenir le principal bailleur de fonds du club de la Principauté. En raison des sommes investies, la SBM aurait souhaité la mise en place d'un conseil de surveillance. Jérôme de Bontin qui, à son arrivée, souhaitait être «un président omniprésent» , n'aurait pas accepté cette mise sous tutelle et l'obligation de composer avec de nouveaux et nombreux interlocuteurs. Cette perspective aurait poussé l'homme d'affaires franco-américain à présenter sa démission pour retourner à Chicago.
De Bontin aura réussi une partie de sa mission : redresser un club financièrement en lui amenant de nouveaux investisseurs. Mais sportivement, ce proche du Prince Albert laisse derrière lui un monument du football au bord du précipice. L'ASM se bat en effet cette saison pour se maintenir parmi l'élite. Il y a cinq ans, ce Monaco-là disputait la finale de la Ligue des Champions et tenait encore la dragée haute à l'Olympique Lyonnais en championnat. Face à Saint-Etienne ce dimanche, à l'occasion de la 26e journée de Ligue 1, les Monégasques tenteront de faire un pas de plus vers le maintien. Histoire de commencer à colmater les brèches.