

Des trois bannis, il est le seul défenseur à être resté à l'Olympique de Marseille. Quand Gaël Givet était prêté aux Blackburn Rovers et Bostjan César transféré à Grenoble, Renato Civelli, lui, était toujours là une fois le mercato hivernal terminé. «J'ai toujours gardé confiance en moi mais après fin janvier, je me suis vraiment dit que je n'allais pas avoir ma chance cette saison» , a confié l'Argentin au Phocéen. Il y a deux semaines, il était pourtant allé demander des explications à Eric Gerets. «J'étais venu lui demander si je devais changer quelque chose pour jouer, a expliqué Civelli. Il me semblait que je faisais bien mon travail à l'entraînement, mais qu'il y avait peut-être un malentendu, et que je ne m'en rendais pas compte. Il m'a répondu que non, que je devais continuer comme ça et que pour le moment, il me considérait comme le quatrième choix en défense centrale.»
«Rodriguez et Hilton ont maintenant un fameux concurrent»
En l'absence de Vitorino Hilton et Julien Rodriguez à Caen dimanche (0-1), le défenseur argentin était titularisé pour la première fois de la saison en championnat. Auteur d'une grosse prestation, Civelli a provoqué le mea culpa de son entraîneur. «Honnêtement, je ne le voyais pas aussi bien que je le vois maintenant, a avoué Gerets. C'est la raison pour laquelle il a dû attendre aussi longtemps. C'est une bonne chose pour un entraîneur de se rendre compte qu'il n'a pas valorisé à sa juste valeur un joueur. Là, c'est vrai que je me dis : «Merde ! Il a eu raison de venir me demander des explications.» » Et Civelli a tellement plu au technicien belge qu'il est désormais à l'origine d'un autre problème. «Maintenant, il faut évidemment qu'il continue, a poursuivi Gerets. Rodriguez et Hilton vont revenir, et cela me pose un problème, car maintenant ils savent qu'ils ont un fameux concurrent.»
Et ce problème pourrait bien perdurer à l'issue de la saison. Car le défenseur argentin se plaît tellement à Marseille qu'il aimerait encore y rester quelques temps. «Cela fait trois ans que je suis ici. J'habite au centre-ville, j'ai plein de copains marseillais, je me sens proche de Marseille. Ca me plaît. Et puis si je pars de l'OM, ce serait forcément pour l'étranger. Je ne pourrais jamais signer au PSG ou à Lyon par exemple. Je suis comme ça, a lâché Civelli. Je n'ai pas discuté avec les dirigeants, mais Pape (Diouf) sait ce que je veux. Ce sont eux qui prendront la décision. Mais je ne pense pas à ça maintenant. Ce que je veux en ce moment, c'est jouer, je ne pense qu'à ça.» Jouer, l'Argentin pourrait de nouveau en avoir l'occasion face à Valenciennes samedi prochain.