

Les Français sont-ils prêts à accepter qu'un joueur étranger demande la nationalité française et se retrouve ensuite à porter le maillot Bleu ? La question a été posée lors d'un récent sondage publié sur le site Maxifoot.fr, illustré par l'exemple concret d'Ederson (23 ans, 27 matchs et 5 buts en Ligue 1 cette saison). Dans l'Hexagone depuis cinq ans, le milieu de terrain brésilien de l'OL a évoqué la semaine dernière la possibilité pour lui de demander bientôt la nationalité française, et de devoir se poser un jour la question de savoir quel drapeau il devrait défendre en cas de convocation. «Mon objectif suprême est de revêtir le maillot de la Seleçao, mais je pourrais aussi prétendre jouer avec les Bleus» , avait-il lancé.
49,7% des sondés sont contre
«Si un jour je suis confronté à cette question, il faudra que j'analyse les avantages et les inconvénients» , avait-il avancé avant de se rétracter face aux réactions suscitées par ses propos. «J'ai dit à un journaliste brésilien que dans un an je pourrai peut-être acquérir la nationalité française mais cela ne signifiait pas que j'avais la prétention de jouer avec les Bleus. Je ne dis pas que je ne porterai jamais le maillot français parce qu'en football on ne sait jamais ce qui peut arriver. Mais je suis actuellement brésilien, ce n'est donc pas le moment de parler de l'équipe de France ; chaque chose en son temps» , a pondéré Ederson.
Sur les 23 496 lecteurs ayant répondu au sondage de Maxifoot, 49,7% (11 687 votes) n'accepteraient pas de voir le Lyonnais revêtir le maillot de l'équipe de France. La majorité absolue n'est pas atteinte, mais les réfractaires sont les plus nombreux puisque seuls 45,4% des sondés (10 678 votes) n'y voient pas d'opposition. A noter, la tendance s'est inversée après qu'Ederson a eu atténué ses propos, preuve que la question suscite doutes et interrogations. 4,8% des personnes ayant répondu (1 131 votes) n'ont d'ailleurs pas d'avis tranché sur la question. Au-delà du cas pratique d'Ederson, les Français ne semblent en tout cas pas totalement prêts à accepter de voir un ex-étranger intégrer la sélection tricolore, craignant sans doute des dérives avec des naturalisations abusives, en France ou ailleurs.