

Sur les terrains, la saison du Paris Saint-Germain, qui joue toujours sur deux tableaux (Championnat et C3), est loin d'être terminée. En coulisses, les dirigeants du club de la capitale s'activent déjà pour préparer la suivante dans les meilleures conditions possibles. Au menu des préoccupations : l'amélioration des finances du club, toujours pas équilibrées. Le quotidien Le Parisien consacre ce mercredi un dossier au sujet. Où l'on apprend que l'état major parisien s'apprête à reconduire le contrat liant le club à Sportfive, le spécialiste européen du marketing sportif. Le PSG va s'engager pour dix ans, alors que l'ancien partenariat, qui s'achève au 30 juin, courait sur six. En contrepartie de ce long mariage, le club va recevoir une avance d'au moins 10 millions d'euros à la signature du contrat et un minimum garanti annuel d'environ 20 millions d'euros.
Le Paris Saint-Germain va ainsi disposer de liquidités. Mais c'est à double tranchant, avec une augmentation de l'endettement à terme. Le besoin d'argent frais du PSG se trouve ainsi mis en évidence. Dans la même optique, le club a obtenu un délai de remboursement de la créance contractée auprès de la banque Natixis en avril 2008. Le PSG avait jusqu'au 31 mars pour rembourser les 10 millions d'euros prêtés, mais a obtenu un délai.
La C1, ballon d'oxygène
Si Colony Capital pare ainsi au plus pressé, l'actionnaire majoritaire du club parisien n'en étudie pas moins d'autres pistes pour assainir ses finances. La première d'entre elles, la recherche d'un nouvel actionnaire, est au point mort. La banque Lazard a été mandatée pour trouver un investisseur susceptible de reprendre 40 % du capital du club (33 % de Morgan Stanley et 7 % de Colony Capital). En vain pour l'instant. La vente de joueurs constitue une autre piste possible. Les plus «bankable» sont aujourd'hui Guillaume Hoarau et Stéphane Sessègnon. Mais il faudrait vraiment une offre mirobolante pour que le club réfléchisse à une telle éventualité. Enfin, le PSG trouverait en une qualification pour la Ligue des Champions un précieux ballon d'oxygène (15 millions d'euros assurés). Son avenir financier se joue donc aussi en partie sur les terrains…