

«Jean-Michel Aulas est autant présent qu'avant mais il parle moins. Avant, il lui arrivait de prendre la parole dans le vestiaire. Cette saison, beaucoup moins» . Ce constat émane de l'un des leaders de l'équipe lyonnaise, le défenseur Cris, 31 ans et 4 titres de champion de France acquis avec les Gones. C'est bien une révolution qui s'est produite, à l'intersaison 2008 dans les coursives du meilleur club français depuis le début du troisième millénaire : son président Jean-Michel Aulas ne l'ouvre plus dans le vestiaire !
Toute confiance en Claude Puel
La raison ? JMA a placé une entière confiance en Claude Puel pour mener un plan de conquête de la Ligue des Champions en quatre ans. «Claude Puel a des prérogatives élargies et cette stratégie porte sur quatre ans» , confirme Olivier Blanc, directeur adjoint chargé de la communication de l'OL, dans les colonnes du Journal du Dimanche. Aulas a, depuis quelques années déjà, la conviction que Puel peut faire gagner la C1 à Lyon. Quitte à moins jouer l'attaque, et tant pis pour le spectacle. L'élimination en quarts face à Barcelone en mars n'aurait même pas entaché le crédit du coach. «C'est la première fois que je le vois (Aulas) laisser le pouvoir à l'entraîneur de cette manière. Puel a visiblement carte blanche» , constate Gérard Collomb, maire de la troisième ville de France et observateur avisé des stratégies "aulassiennes" .
L'ancien entraîneur de Lille conservera-t-il la confiance du président, mais aussi de l'équipe dirigeante de l'OL, en cas de palmarès vierge durant la saison 2008/09 ? La double pression médiatico-financière serait alors terrible… Que nenni ! «Nos réserves financières nous permettent de passer une ou deux années sans titre et sans qualification pour la Ligue des Champions. Sur le plan sportif, le recrutement ne sera pas lié aux résultats des sept derniers matches. L'OL a débloqué 55 millions d'euros pour continuer sa politique sportive. Que ce soit pour garder les joueurs ou pour en recruter. Nous sommes sûrs de notre stratégie et nous continuons d'investir» , explique, ce dimanche, Jean-Michel Aulas au quotidien Le Parisien. Claude Puel serait ainsi le plus heureux des entraîneurs : non seulement il ne craindrait pas pour son poste durant quatre années, mais en plus il disposerait d'un joli pactole pour recruter malgré une éventuelle contre-performance… Trop beau pour être vrai !