

Charles Villeneuve ne regrette pas d'avoir été limogé du Paris SG après seulement huit mois de présidence, mais n'a peut-être pas dit son dernier mot. Invité sur le plateau de 100% Foot dimanche soir sur M6, l'ex-président du club de la capitale a été interrogé sur son départ théâtral cet hiver et sur son avenir avec les Rouge et Bleu. «J'ai envoyé quatorze lettres recommandées aux quatorze membres du Conseil d'administration du club, je savais que le contenu serait divulgué par la presse. Je ne le regrette pas» , a-t-il expliqué à propos de la fameuse lettre revendicative adressée à ses patrons puis relayée par la presse, ce qui a précipité son éviction.
Villeneuve n'exclut pas un retour
Décrié lors de sa prise de fonction, Villeneuve avait su redresser la barre du club en quelques mois, suscitant de fait moult interrogation sur les véritables raisons de ce licenciement consciemment provoqué. «L'avenir immédiat montrera les raisons fondamentales pour lesquelles je suis parti, on fera les comptes à un moment donné. Je ne peux rien dire pour l'instant, c'est trop tôt, permettez moi de choisir mon heure» , a-t-il prévenu. Comprenne et tremble qui pourra. L'ancien cadre de TF1 a l'air sûr de son bon droit et semble préparer une surprise de taille pour les semaines à venir. Vise-t-il le coup d'après, s'est-il mis à la porte pour mieux revenir avec des nouveaux investisseurs, du Moyen Orient par exemple ?
«Je ne suis pas allé dans le Golfe depuis quatre ou cinq mois. J'ai rencontré le propriétaire de Manchester City une seule fois, nous n'avons pas parlé du PSG. Nous avons notamment parlé d'Arsène Wenger qu'il voulait faire venir à City» , assure-t-il. «Je vais aussi souvent dans ma ville natale, Beyrouth, mais je n'ai pas non plus cherché à vendre le club au Hezbollah» , s'est-il amusé. Villeneuve ne ferme toutefois pas complètement la porte. «Je n'ai certainement pas envie de revenir au PSG pour le moment. Mais après, tout dépendra des moyens mis à la disposition du club» , a-t-il ajouté à propos de la rumeur d'un éventuel retour à la présidence avec un nouvel actionnaire sous le bras…