

Pour la première fois depuis 2000, l'Olympique Lyonnais pourrait connaître une saison vierge de tout trophée. Arrivé cet été en remplacement d'Alain Perrin, qui venait pourtant de réaliser le doublé coupe-championnat, Claude Puel est aujourd'hui la cible des critiques. En premier lieu parce que son style de jeu est jugé trop défensif. «On met une étiquette sur les gens et puis on les maintient dans cette catégorie. A un moment donné, je ne vais pas constamment expliquer ce qu'on essaye de mettre en place. C'est vrai que cette année, on a plus de problèmes dans le jeu, dans l'aspect technique, la maîtrise collective. On a manqué de régularité et ce sont des aspects où l'on devra progresser. L'idéal pour un entraîneur, c'est d'avoir la meilleure attaque et la meilleure défense. Il faut faire attention aux clichés» , se défend l'entraîneur rhodanien dans Lyon Capitale.
«Je n'ai pas refusé Milito»
L'épisode Fred fait aussi figure d'échec pour l'OL. Et pour Claude Puel aussi. Mais pour l'ancien technicien lillois, le départ de l'attaquant brésilien cet hiver était inéluctable. «Mais pourquoi considérer qu'il puisse y avoir des erreurs par rapport au cas Fred ? C'est un joueur très changeant. Un coup il voulait rester, un coup il voulait partir et un autre coup, il ne voulait plus s'entraîner, affirme Puel. Il a toujours été un joueur particulier même s'il était très apprécié au sein du groupe. C'était difficile de pouvoir compter sur lui. Après son cas s'est réglé hors mercato de par son initiative, pas par la nôtre. Cela nous a empêchés de pouvoir étudier des pistes étrangères par rapport au nombre de joueurs hors communautaire. C'est vrai que le cas de Fred nous a handicapés pour le mercato d'hiver. Désormais, c'est réglé, il est heureux au Brésil et nous, on a un championnat à finir.»
Autre reproche adressé à Puel, celui de s'être montré frileux cet hiver au moment de procéder au recrutement d'un attaquant d'envergure internationale, comme le laissait sous-entendre Bernard Lacombe, le conseiller du président Jean-Michel Aulas. Là aussi, l'entraîneur lyonnais se défend. «C'est faux, je n'ai pas refusé Milito (l'attaquant argentin du Genoa, ndlr). Si c'est pour prendre des joueurs qui ne sont pas supérieurs aux nôtres, je n'en vois pas la nécessité, explique le technicien rhodanien. On n'a pas été en position de pouvoir recruter les joueurs qu'on avait ciblés, puisque d'une part les équipes concernées n'ont pas voulu les lâcher à cette période. Et d'autre part, le non départ de Fred nous a empêché de recruter à l'étranger.» Aujourd'hui, Puel n'a qu'une obsession : remettre l'OL sur les rails. Cela passe par un bon résultat dès vendredi face au Paris Saint-Germain.