

Les résultats sportifs sont souvent décisifs dans le maintien en poste ou non d'un entraîneur, mais ne sont pas toujours déterminants. Pour preuve, Erik Gerets va quitter Marseille à l'issue de la saison et Frédéric Antonetti envisage de nouveaux horizons, tandis que Claude Puel devrait garder son siège à Lyon. Ricardo devrait en revanche payer les frais de deux années catastrophiques. La valse des coaches de Ligue 1 a d'ores et déjà commencé, à un mois du terme du championnat. Mais étonnement, alors que son équipe va de mal en pis, le coach de l'OL a reçu le soutien indéfectible de son président.
Gerets s'en va, Puel reste
«On ne changera pas de coach parce qu'on a perdu à Valenciennes, parce qu'on n'a pas de titre ou parce qu'on n'a pas de qualification en Ligue des Champions» , a prévenu Jean-Michel Aulas après la défaite à Valenciennes (2-0) samedi soir. Alors qu'il avait viré Alain Perrin l'été dernier malgré le premier doublé de l'histoire du club, le président lyonnais préfère cette fois-ci conserver Puel et mettre les mauvais résultats sur le dos des joueurs. «Nos objectifs se situent à moyens termes, si on doit passer par une année de remise en cause, on le fera. Mais mon rôle est de montrer qu'il n'y aura aucune faiblesse et dire aux joueurs qu'ils sont les premiers responsables.»
Les temps changent à Lyon, contrairement à Marseille où les entraîneurs ne font décidemment pas de vieux os, même en cas de bons résultats. Pape Diouf a en effet confirmé le départ de Gerets après le nul concédé face à Toulouse (2-2). «Erik Gerets a clairement annoncé son départ, ne revenons plus dessus» , a-t-il entériné avant d'expliquer que le rendez-vous supposé entre Gerets et Robert Louis-Dreyfus n'aura pas lieu. Le départ du Belge a suscité l'émotion de ses confrères, comme Laurent Blanc ( «Gerets va me manquer» ) ou Alain Casanova : «Je lui ai exprimé ma sympathie et ma tristesse de le voir quitter le championnat. Il a beaucoup apporté au football français» , a adressé le coach du TFC samedi soir. Mais son départ fera au moins un heureux.
Antonetti et Ricardo vers la sortie
Frédéric Antonetti, dont l'avenir à Nice s'inscrit désormais en pointillés, aimerait être celui-là. «Je me sens bien à Nice où j'ai été très bien accueilli. Il y de très bons jeunes ici, mais il ne faut pas tenter le diable et faire l'année de trop» , a-t-il concédé au micro de Canal+, avant d'ajouter sur RMC : «L'OM, bien sûr ça m'intéresse mais ça ne dépend pas de moi. Il faut qu'on me fasse confiance. Je ne peux pas dire autre chose. A aucun moment, je n'ai été approché par Marseille. Ce serait un véritable défi» , s'est-il pris à rêver. Difficile toutefois d'envisager Antonetti reprendre le flambeau, mais sait-on jamais.
Une chose est sûre, le prochain entraîneur de l'OM ne sera pas Ricardo, même si le Brésilien devrait lui aussi changer d'air. «Mon contrat s'arrête en juin, alors oui c'est possible que je parte» , a-t-il murmuré après la nouvelle défaite face à Auxerre (0-1). C'est même fort probable, après deux saisons très décevantes. Le torrent d'éloges accompagnant la sortie de Gerets ne devrait pas couler jusqu'au Rocher où Ricardo sera plutôt raccompagné vers la sortie avec des jets de pierres. Gerets, Antonetti, Ricardo, et demain peut-être Paul Le Guen, Elie Baup, Alain Perrin… La valse des entraîneurs ne fait que commencer.