

Les histoires d'amour finissent mal en général, c'est bien connu. Celle de Fred avec l'Olympique Lyonnais n'échappe pas à la règle. Pour la première fois depuis son départ du club septuple champion de France cet hiver pour Fluminense, l'attaquant brésilien s'est exprimé. Et l'ancien vilain petit canard de l'OL ne s'est pas fait prier pour régler ses comptes. S'il reconnaît des qualités de technicien à Claude Puel, sa relation avec les joueurs serait en revanche complètement à revoir selon l'international auriverde. «L'entraîneur ne sait pas motiver ses troupes, confie Fred à L'Equipe Magazine ce samedi. Ou alors il le fait de la mauvaise façon. Je ne veux pas critiquer Claude Puel. C'est un grand homme et un bon coach. Mais il n'a pas la psychologie adéquate pour fédérer un groupe.»
«Perrin était plus intelligent que Puel, poursuit celui qui a inscrit six buts en neuf matchs sous le maillot de Fluminense depuis son départ de l'OL. Bon, à un moment, il a perdu le contrôle du groupe. Mais à la fin, il l'a repris et on était tous derrière lui pour faire le doublé. Pour moi, la principale qualité d'un coach, c'est de faire adhérer un groupe. Quand ça se produit, les gars vont courir à fond pour lui. Et tenter de le sauver quand les choses tournent mal…» Concernant Jean-Michel Aulas en revanche, la donne est différente. Le président lyonnais en prend sérieusement pour son grade. Au point de voir Fred lui conseiller de prendre exemple sur son homologue marseillais, Pape Diouf.
«Lacombe, pas un faux-cul comme tous les autres»
«Ma relation avec le président était respectueuse au début, explique l'ancien Lyonnais. Puis il a commencé à ne pas tenir sa parole. On avait des accords verbaux qu'il n'a pas respectés. Le climat s'est tendu. Il y a eu aussi ce problème de prolongation de contrat et ses déclarations dans la presse. Les supporters français considèrent que je ne pense qu'à l'argent. C'est Aulas qui me fait passer pour quelqu'un qui ne pense qu'au fric ! C'est lui qui ne pense qu'à l'argent ! Quand je vois comment se comporte Pape Diouf à Marseille, c'est magnifique. Il est toujours là pour défendre ses joueurs. Il se bat pour eux. C'est ça qui donne envie aux gars de tout donner. C'est comme ça qu'un groupe devient une équipe de vainqueurs. C'est à Aulas de changer ses conceptions. Pas à moi !»
Aujourd'hui, Fred n'éprouve du respect que pour Bernard Lacombe, pourtant conseiller du président Aulas. «Le seul de la direction que j'appréciais et que je respectais, c'était Bernard Lacombe, confie l'attaquant brésilien. Même s'il me critiquait de temps en temps, il était honnête. Ce n'est pas un faux-cul comme tous les autres.» De son passage à Lyon, Fred ne gardera pas grand-chose de positif. Hormis la naissance de sa fille en mars 2006, le Brésilien estime qu'il a perdu son temps dans la capitale des Gaules. Sur ce point, l'attaquant et les dirigeants lyonnais sont sans doute d'accord…