

La Coupe des Confédérations est entrée dans sa dernière ligne droite. A deux jours de la finale entre les Etats-Unis et le Brésil, le président de la FIFA, Sepp Blatter, fait le bilan de l'épreuve, organisée en Afrique du Sud et considérée comme une répétition générale, à douze mois de la Coupe du monde. «Je suis globalement satisfait de l'organisation de cette Coupe des Confédérations africaine, mais je ferai mon commentaire final lundi après le dernier match, a dit à la presse le patron du football mondial, cité par l'AFP. Nous devons nous améliorer dans certains secteurs, notamment les transports. Je veux faire un compliment sur le fair-play, sur le terrain et sur les tribunes, où il y avait des milliers de spectateurs, dont 90% de Sud-Africains, qui forment un merveilleux public, présents malgré les problèmes de transports.»
En raison de ces difficultés d'acheminement, la prochaine édition de la Coupe pourrait voir les têtes de série jouer dans la même ville. Une solution que le président de la FIFA préfèrerait toutefois éviter. «J'ai déjà dit que s'il y avait un problème insoluble de transports, nous pourrions revenir à l'ancien système. Mais l'actuel est le meilleur, car il permet à différentes villes de voir différentes équipes, cela fait partie de la Coupe du monde, il est bon que les équipes voyagent aussi à travers le pays» , explique le dirigeant.
Les vuvuzelas défendues
Autre problème touché du doigt en cet hiver austral, celui du froid, parfois glacial. Mercredi, à Bloemfontein, lors de la demi-finale entre l'Espagne et les Etats-Unis, la température est descendue en-dessous de zéro degré. Là encore, il en faut plus pour… refroidir Sepp Blatter. «Le football peut se jouer dans toutes les conditions. C'est mieux de jouer dans le frais que par une grande chaleur l'après-midi quand il est difficile de respirer, comme en 2002 (Mondial au Japon et en Corée du Sud) ou en 2006 (en Allemagne). On joue mieux au foot s'il fait frais, et on court plus vite si on a froid.» Une façon de voir que ne partageront pas forcément les joueurs et les spectateurs, mais tel est l'un des risques inhérents à l'organisation d'une compétition dans l'hémisphère sud, à cette époque de l'année… Quant à la polémique née de l'utilisation massive des vuvuzelas, ces trompettes au son difficilement supportable, le président de la FIFA a de nouveau exclu toute interdiction. Le Mondial 2010 sera bourdonnant ou ne sera pas.