En février dernier, le président de l'Olympique de Marseille Pablo Longoria a dérapé en criant à la corruption face à Auxerre (0-3) en Ligue 1. Suspendu pour 15 matchs par la Commission de Discipline de la Ligue de Football Professionnel, le dirigeant espagnol devait faire l'objet d'une plainte commune de la LFP et la Fédération Française de Football pour diffamation. Sauf que la FFF n'a pas payé la consignation judiciaire et ne s'est donc pas constituée partie civile dans ce dossier. Une décision épinglée par l'Union Nationale des Arbitres de Football.
"Oubli... ou pas ! Quelle interprétation en donner ? L'UNAF a pris connaissance avec étonnement de la décision de la FFF de ne pas donner suite aux procédures engagées à la suite des faits impliquant Monsieur Pablo Longoria (...). Au-delà de cette situation, l'UNAF souhaite alerter sur les répercussions que ce type de signal peut avoir sur l'ensemble du corps arbitral, et tout particulièrement sur l'arbitrage amateur, déjà fragilisé par une crise des vocations persistante. Le respect de l'arbitre doit se traduire par un accompagnement concret et constant, à tous les niveaux de football. L'UNAF restera mobilisée aux côtés du SAFE et de tous les arbitres, afin de défendre leur image, leur autorité et leur engagement indispensable au bon déroulement des compétitions", peut-on lire dans un communiqué officiel.| Brève lue par 17.241 visiteurs |