le 25/11/2018 à 10h46

Copa Libertadores : Tévez, Batistuta, Maradona, la presse... L'Argentine scandalisée par les incidents autour de River-Boca

Le match retour River-Boca a été reporté à ce dimanche (21h).
Initialement prévue samedi, la finale retour de la Copa Libertadores opposant River Plate à Boca Juniors a été reportée à ce dimanche (21h) en raison des graves incidents qui ont eu lieu à Buenos Aires. Un tohu-bohu qui a scandalisé de nombreuses personnalités, dont Diego Maradona et Gabriel Batistuta.

Un Superclasico n'est jamais un match comme les autres. Encore moins s'il se déroule en finale de la Copa Libertadores, l'équivalent de la Ligue des Champions en Amérique du Sud. Après un report d'une journée à l'aller (2-2), suite aux inondations qui ont touché Buenos Aires il y a deux semaines, la manche retour du choc entre River Plate et Boca Juniors a également été décalée. Mais pour des raisons bien différentes.

En effet, cette grande fête du football argentin aurait normalement dû se dérouler samedi, à partir de 21h. Mais des violents incidents ont eu lieu dans les rues de Buenos Aires, avec le caillassage du bus des visiteurs, qui a provoqué les blessures de Pablo Pérez et Gonzalo Lamardo. Résultat, après avoir repoussé l'horaire de la rencontre à 22h, puis 23h15, la CONMEBOL a décidé de reporter le match à ce dimanche, 21h.

La colère de Tévez

Inutile de dire que ces graves événements survenus dans la capitale du pays n'ont pas laissé insensible. Attaquant de Boca Juniors, Carlos Tévez n'a pas caché sa colère alors que l'instance sud-américaine avait initialement choisi de faire disputer ce match malgré le contexte pesant. «C'est honteux ce qu'a fait la CONMEBOL honnêtement. Ils peuvent prendre des mesures contre moi, je maintiens ce que je dis. Pablo Pérez était à l'hôpital et ils nous ont forcé à jouer, c'est honteux !» , a pesté l'ancien buteur de Manchester United devant la presse.

«Il y avait deux joueurs de Boca à l'hôpital, un autre vomissait. J'ai vomi moi aussi, tout le monde avait les larmes aux yeux» , a poursuivi l'Apache, en référence au gaz poivré balancé en direction du bus de son équipe. «River veut qu'on leur donne la coupe ou quoi ? Si c'est ça, on n'a qu'à leur donner directement. Les dés étaient pipés et River était à deux doigts de remporter la coupe sans même jouer le match. Juste parce qu'ils font ce qu'ils veulent !» , a terminé Tévez, qui a déploré l'attitude du président de la FIFA, Gianni Infantino, présent sur place et désireux que la rencontre se dispute.

Les présidents unanimes, Batistuta et Maradona dégoûtés

Les dirigeants des deux clubs ont également fait part de leur frustration après ces malheureux événements. «Ce sont quelques inadaptés comme il y en a dans tous les clubs, nous avons honte» , a rappelé le président de Boca Juniors, Daniel Angelici, dégoûté par ces débordements. «Les autorités doivent retrouver ces quinze types, qu'ils soient emprisonnés car ce n'est pas possible que les millions de personnes en Argentine et dans le monde qui voulaient voir ce match en soient privées» , a rétorqué son homologue de River Plate, Rodolfo D'Onofrio.

Ancien attaquant des deux équipes, Gabriel Batistuta n'a pas caché sa déception sur les réseaux sociaux. «Prêt à regarder le match et je dois voir à nouveau, devant mes enfants, un spectacle désagréable... Jusqu'à quand ? Voilà une autre occasion perdue devant le monde entier qui nous observe. Honteux. Lamentable» , a soupiré l'ex-buteur. Même constat pour Diego Maradona. «Ce qui se passe dans mon pays est lamentable, tout est sens dessus dessous. En Argentine, aujourd'hui, c'est une terreur de sortir dans la rue» , a lâché le champion du monde 1986.

La presse scandalisée

La presse aussi a eu son mot à dire. Sans surprise, tous les journaux du pays ont fait part de leur dégoût absolu face à cette situation. Avec un maître mot : honte. La UNE d'Olé est on ne peut plus explicite. «Honte mondiale» , peut-on lire sur la page de couverture, avec une photo de Pérez, blessé à l'oeil, et un cliché de l'attaque du bus. «Honte monumentale» , pour La Voz, en référence au stade de River Plate, le Monumental. El Dia a fait aussi simple qu'efficace en titrant «Honte» avec une image d'affrontements entre supporters et forces de l'ordre. Rendez-vous ce dimanche soir pour l'opération rachat.

 VIDEO : les dégâts subis par le car de Boca Juniors

La UNE d'Olé – «Honte mondiale»

La UNE de La Voz – «Honte monumentale»

La UNE d'El Dia – «Honte»

Que pensez-vous des incidents qui ont émaillé ce choc ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

Par Youcef Touaitia, le 25/11/2018 à 10h46
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