le 18/02/2026 à 16h00

Juventus : février noir

Mauvaise passe pour Luciano Spalletti.
Broyée à Istanbul par le Galatasaray (5-2), mardi, après avoir pourtant mené 2-1, la Juventus traverse une semaine qui peut faire basculer toute sa saison. Entre la défaite rageante contre l'Inter (3-2), l'élimination en Coupe d'Italie et cette claque européenne, la Vieille Dame s'est mise toute seule au bord du précipice.

Longtemps cohérente depuis l'arrivée de Luciano Spalletti (12 victoires, 5 nuls et 2 défaites après 19 matchs), la Juventus semblait avoir retrouvé une dynamique. Novembre et janvier avaient redonné de la consistance au projet, avec des succès en Serie A et une phase de ligue maîtrisée en Ligue des Champions. Mais février a brutalement inversé la tendance : trois défaites en quatre matchs, treize buts encaissés, et une équipe qui se délite dès que la pression monte.

L'autodestruction d'Istanbul

Au Rams Park, le scénario a résumé tous les maux actuels. Menée, la Vieille Dame a renversé la situation grâce au doublé de Teun Koopmeiners et mène 2-1. Dans la tempête turque, ce type d'avantage se protège. Au lieu de cela, l'entrée de Juan Cabal vire au cauchemar : deux avertissements rapides, une expulsion évitable, et un match qui a définitivement basculé. En supériorité numérique, Galatasaray a fini par dérouler, porté par un Noa Lang clinique et un Victor Osimhen omniprésent dans le pressing.

Le quatrième but symbolise la dérive : Khéphren Thuram a hésité à dégager, Lloyd Kelly a tergiversé avant de se faire subtiliser le ballon puis d'être logiquement puni. Des erreurs techniques, mais surtout un manque de lucidité. Luciano Spalletti l'a reconnu après la rencontre : «trois pas en arrière» , un déficit de personnalité, une équipe qui ne mesure pas le danger de certaines situations. À ce niveau, l'approximation se paie cash, encore plus face à un adversaire bien décidé à casser un plafond de verre.

Une semaine qui peut tout emporter

La claque d'Istanbul ne tombe pas dans le vide. Quatre jours plus tôt, le choc contre l'Inter (3-2) avait déjà laissé des traces, entre l'expulsion très controversée de Pierre Kalulu et les tensions autour de l'arbitrage. Damien Comolli a été suspendu un mois et demi après son altercation dans le tunnel, l'arbitre Federico La Penna a reçu des menaces, et le climat général s'est chargé d'électricité. Sportivement et institutionnellement, la Juventus donne l'image d'un club sous tension dans les moments charnières.

Le plus inquiétant reste la fragilité défensive et mentale. Bremer de nouveau touché, Cabal suspendu au retour, une défense qui multiplie les fautes de concentration, un gardien très peu décisif… et désormais un barrage retour à disputer avec trois buts à remonter. Rien n'est encore perdu, mais tout peut l'être : qualification européenne compromise, TOP 4 menacé en Serie A, confiance fissurée. Pour les Bianconeri, février n'est plus une simple mauvaise passe. C'est tout simplement un tournant pour le moment mal négocié.

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Par Youcef Touaitia, le 18/02/2026 à 16h00
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