À cinq journées de la fin du championnat, l'Olympique de Marseille entre dans la période décisive de sa saison. Toujours engagé dans la lutte pour une qualification en Ligue des Champions, le club phocéen sait que chaque point pèsera lourd jusqu'au verdict final du 16 mai.
Mais pour l'entraîneur Habib Beye, pas question de regarder ailleurs, alors que c'est tout à fait tentant : son équipe, 4e, compte un point de retard sur Lille, 3e, puis respectivement une, deux et trois longueurs d'avance sur Lyon, 5e, Rennes, 6e, et Monaco, 7e.
Beye fera les calculs à la fin
Le technicien marseillais refuse de laisser son groupe se disperser en surveillant les concurrents directs, dont les résultats seront forcément stimulants. «On n'a pas les yeux rivés sur le calendrier des autres. Il ne faut pas que l'humeur soit dictée par les résultats, qu'ils soient positifs ou négatifs. C'est l'équipe qui sera la plus sereine qui sera à l'arrivée. Quand c'est positif, il ne faut pas tomber dans l'euphorie, et quand c'est négatif, pareil», a-t-il expliqué en conférence de presse ce vendredi.
Un message clair : garder le cap, sans excès de confiance ni inquiétude, alors que la bataille promet d'être serrée jusqu'au bout. Dès le prochain déplacement à Lorient samedi, les Olympiens devront afficher leurs ambitions. «Nous irons à Lorient pour gagner mais le bilan sera fait le 16 mai. (...) La troisième place est très importante pour les objectifs du club. Aujourd'hui, on est à un point. C'est un long marathon, il faudra qu'on soit capables de gagner nos cinq matchs», a estimé l'ex-coach de Rennes.
Une union sacrée, mais…
Dans cette dernière ligne droite, l'OM pourra compter sur l'appui de ses supporters. Malgré les récentes frustrations, Beye sent un public mobilisé derrière son équipe, au nom de l'union sacrée décrétée. «Ils sont conscients que c'est important pour nous cette troisième place. Il y a une union sacrée sans forcément un soutien indéfectible. Il faut savoir jouer avec les déceptions. Ils seront encore là pour nous. Je suis sûr que ce soutien va continuer à grandir, et si on est dans les objectifs, on vivra une belle fin de saison avec eux», a suggéré le Sénégalais.
L'OM devra donc négocier ses cinq rendez-vous sous pression, un terme indissociable à ce club. «Elle est inhérente à l'objectif. Si tu ne veux pas de pression, tu ne viens pas à Marseille. Je fais en sorte de décharger mon groupe de cette pression dans mes discours. Dans un club comme l'OM, vous pouvez aussi ressentir la pression de ne pas jouer la Ligue des Champions. Il ne faut pas la voir comme quelque chose de négatif forcément», a estimé Beye face aux médias. Marseille bénéficie d'un calendrier favorable (voir article ici) : reste à transformer l'essai pour sécuriser sa place en C1.
L'Olympique de Marseille se qualifiera-t-il en Ligue des Champions ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...