Une démonstration pendant une heure, un petit moment de doute, puis la délivrance. Le Paris FC a confirmé son excellent début de saison en surclassant une équipe de Monaco incapable de répondre à l'intensité parisienne durant une grande partie de la rencontre. Les hommes de Liam Rosenior ont notamment pu compter sur un Sinayoko intenable pour faire exploser la défense monégasque.
Le PFC étouffe complètement Monaco
Dès les premières minutes, Paris imposait son pressing et son rythme. Les occasions s'accumulaient devant Hradecky : Lees-Melou trouvait le poteau d'une frappe enroulée, puis Sané détournait un centre de Simon sur sa propre barre. Très remuant sur le côté gauche, le Nigérian faisait vivre un calvaire à Vanderson tandis que Monaco, sans mouvement et incapable de ressortir proprement, ne parvenait même pas à se montrer dangereux. Hradecky maintenait encore l'ASM à flot en réalisant une superbe parade devant Sinayoko à bout portant.
La sanction finissait logiquement par tomber. Après une récupération haute, Lopez trouvait Sinayoko en retrait et l'attaquant malien ajustait Hradecky pour concrétiser l'écrasante domination parisienne (1-0, 38e). Monaco esquissait une timide réaction par Brunner, mais le PFC frappait une nouvelle fois juste avant la pause. Lancé dans la profondeur par Simon, Sinayoko prenait Dier de vitesse et remportait son duel avec le gardien finlandais (2-0, 43e). Deux buts d'avance qui ne souffraient aucune contestation.
Balogun relance l'ASM, Sinayoko l'achève
Filipe Luis tentait de secouer son équipe en procédant à plusieurs changements, avec notamment les entrées de Balogun et Mawissa dès la reprise puis de Minamino. Le visage monégasque devenait progressivement plus entreprenant, même si Paris continuait d'être dangereux, notamment par Kebbal. L'ASM finissait toutefois par trouver l'ouverture : Golovin lançait Vanderson dans le couloir droit et le Brésilien centrait parfaitement pour Balogun, dont la reprise décroisée trompait Trapp (2-1, 65e). Subitement revigoré, Monaco s'installait plus haut et faisait enfin reculer le PFC.
La réaction restait cependant sans lendemain. Après quelques minutes de flottement, Paris repartait de l'avant et Sinayoko faisait encore la différence. Solide face à Dier dans la surface, le Malien conservait le ballon avant de décaler Pagis, dont la frappe rasante redonnait immédiatement deux buts d'avance aux locaux (3-1, 74e). Touché à la cuisse, l'homme du match quittait ensuite le terrain sous les applaudissements. Monaco, assommé par ce troisième but, ne trouvait plus les ressources nécessaires pour revenir tandis que Matondo obligeait même Hradecky à une nouvelle intervention en fin de partie.
La note du match : 7,5/10
Une rencontre très agréable malgré le net déséquilibre observé pendant une bonne partie du premier acte. Le Paris FC a proposé beaucoup de rythme, de pressing et de mouvements offensifs, avec deux montants touchés, plusieurs parades de Hradecky et trois buts parfaitement construits. Monaco a longtemps été spectateur avant de rendre le match plus intéressant après l'entrée de Balogun et sa réduction de l'écart au score. Pendant une dizaine de minutes, le scénario semblait pouvoir se renverser, mais le troisième but parisien a rapidement éteint le suspense. Quatre buts, de nombreuses occasions, des individualités inspirées et un PFC particulièrement séduisant : le spectacle était largement au rendez-vous.
Les buts :
- Après une mauvaise relance monégasque, Kebbal récupère le ballon très haut et transmet à Lopez. Le milieu parisien sert immédiatement Sinayoko en retrait dans la surface. Seul face au but, le Malien ajuste Hradecky d'une frappe précise pour ouvrir le score (1-0, 38e).
- Simon récupère le ballon et adresse une longue ouverture dans le dos de la défense monégasque. Sinayoko profite du mauvais placement de Dier, accélère dans la profondeur et se présente seul face à Hradecky avant de conclure du pied droit pour s'offrir un doublé (2-0, 43e).
- Golovin trouve une superbe ouverture vers Vanderson sur le côté droit. Le latéral brésilien prend son couloir et centre fort à ras de terre devant le but. Balogun coupe parfaitement la trajectoire d'une reprise décroisée et trompe Trapp pour relancer Monaco (2-1, 65e).
- Trouvé dans la surface, Sinayoko résiste au retour de Dier et conserve intelligemment le ballon avant de servir Pagis sur sa gauche. Le Parisien ferme son pied droit et croise parfaitement sa frappe au sol pour tromper Hradecky et redonner deux buts d'avance au PFC (3-1, 74e).
Les NOTES des joueurs
Maxifoot a attribué une note (sur 10) commentée à chaque joueur.
L'homme du match : Lassine Sinayoko (9/10)
Une prestation majuscule. Déjà très dangereux avant même de trouver le chemin des filets, l'international malien avait obligé Hradecky à réaliser une superbe parade à bout portant. Sa puissance, ses déplacements et sa capacité à attaquer les espaces ont constamment mis la défense monégasque sous pression. Récompensé par l'ouverture du score, l'ancien Auxerrois a ensuite fait exploser Dier dans la profondeur pour inscrire son deuxième but juste avant la pause. Sa conservation de balle devant Dier puis sa passe parfaite pour Pagis sur le 3-1 ont définitivement assommé l'ASM. Deux buts, une passe décisive et une influence permanente sur les offensives du PFC avant de quitter le terrain, touché à la cuisse, sous une immense ovation. Un match référence. Remplacé à la 79e minute par Omar Sissoko (non noté).
PARIS FC :
Kevin Trapp (6) : serein derrière une défense longtemps impeccable, le gardien allemand a passé une première période particulièrement tranquille. Vigilant sur le centre dangereux de Vanderson devant Brunner, le Parisien a davantage travaillé après la pause avec le réveil monégasque. Aucun reproche possible sur la reprise à bout portant de Balogun, avant plusieurs interventions propres pour accompagner la gestion du résultat.
Hamari Traoré (6,5) : généreux et disponible dans son couloir, le latéral droit malien a constamment accompagné les offensives parisiennes sans négliger ses tâches défensives. Son agressivité et son volume ont également contribué au pressing très haut du PFC. Une fin de rencontre moins maîtrisée, avec notamment un carton jaune après une faute sur Camara. Remplacé à la 89e minute par Emmanuel Mbemba (non noté).
Samir Chergui (7) : propre et appliqué pendant ses 45 minutes sur la pelouse. L'international algérien a notamment parfaitement lu plusieurs appels de Brunner dans la profondeur et n'a quasiment jamais été mis en difficulté. Une prestation sobre, sans fioriture, dans une défense parisienne très peu sollicitée avant la pause. Remplacé à la mi-temps par Moustapha Mbow (6), sérieux dans une seconde période plus exigeante face au réveil monégasque.
Diego Coppola (6,5) : solide dans les duels et particulièrement attentif dans la couverture, le défenseur central italien a largement participé à l'impuissance offensive de Monaco. Très peu de situations laissées à Brunner puis Balogun dans l'axe, avec une bonne lecture des trajectoires et beaucoup d'autorité. Une petite approximation en fin de match aurait pu coûter cher sans le hors-jeu de Balogun, mais l'ensemble reste convaincant.
Otavio Ataide (7) : impérial dans plusieurs interventions, le défenseur polyvalent portugais a constamment cassé les rares offensives monégasques avant leur arrivée dans la surface. Rapide dans ses sorties, agressif dans les duels et précieux dans les couvertures, l'ancien joueur de Porto a notamment signé un superbe retour glissé devant Abline après la pause. Une prestation très complète malgré une main réclamée par Monaco sur une intervention.
Maxime Lopez (7,5) : véritable métronome du milieu parisien. Toujours disponible entre les lignes de pression, le Français a fluidifié la circulation avec beaucoup de justesse et donné le tempo face à un entrejeu monégasque complètement dépassé. Son intelligence au pressing amène également plusieurs récupérations hautes. Une passe parfaitement dosée pour Sinayoko sur l'ouverture du score vient récompenser une copie de très haut niveau.
Pierre Lees Melou (7) : omniprésent dans l'entrejeu, le capitaine parisien a imposé son impact et son volume dès les premières minutes. Sa superbe frappe enroulée sur le poteau aurait pu ouvrir le score, tandis que son activité à la récupération a largement contribué à étouffer Zakaria et Camara. Moins visible offensivement après la pause, mais toujours précieux pour maintenir l'équilibre et l'intensité du bloc parisien.
Ilan Kebbal (7) : inspiré et particulièrement mobile entre les lignes, l'international algérien a constamment proposé des solutions dans les trente derniers mètres. Quelques frappes imprécises ont empêché une prestation encore plus aboutie, mais sa qualité technique et ses combinaisons avec Pagis, Simon et Sinayoko ont souvent désorganisé Monaco. Sa récupération haute lance directement l'action du premier but. Remplacé à la 73e minute par Patrick Zabi (non noté).
Pablo Pagis (7,5) : très juste techniquement et intelligent dans ses déplacements, le Français a trouvé de nombreux espaces entre les lignes monégasques. Une première tentative cadrée oblige Hradecky à intervenir avant la pause, tandis que ses décrochages ont constamment offert une solution supplémentaire à ses partenaires. Récompense logique à la 74e minute avec une frappe croisée parfaitement maîtrisée sur le service de Sinayoko pour inscrire le 3-1. Un match très complet.
Moses Simon (7,5) : intenable sur son aile gauche. Le Nigérian a fait vivre un véritable calvaire à Vanderson grâce à sa vitesse, ses changements de direction et sa capacité à provoquer presque systématiquement. Un premier centre détourné par Sané termine sur la barre, puis une nouvelle percussion offre une énorme occasion à Sinayoko. Sa longue ouverture dans le dos de la défense permet ensuite au Malien d'inscrire le 2-0. Une menace permanente. Remplacé à la 73e minute par Rudy Matondo (non noté).
Lassine Sinayoko (9) : lire commentaire ci-dessus.
MONACO :
Lucas Hradecky (6,5) : décisif malgré les trois buts encaissés. Le gardien finlandais a longtemps retardé l'échéance avec une énorme parade devant Sinayoko à bout portant, puis une nouvelle intervention devant Pagis avant la pause. Encore vigilant face à Matondo en fin de match. Très exposé par une défense dépassée, le portier monégasque ne peut quasiment rien sur les trois réalisations parisiennes. Sans ses arrêts, l'addition aurait été plus lourde.
Vanderson (4,5) : complètement dépassé par Simon durant la première période. Le latéral droit brésilien a subi les accélérations et les dribbles du Nigérian, avec plusieurs situations dangereuses venues directement de son couloir. Beaucoup plus entreprenant après la pause, le Monégasque sauve partiellement sa prestation avec un excellent centre pour Balogun sur le 2-1. Une passe décisive bienvenue, mais insuffisante pour effacer ses grosses difficultés défensives.
Sadibou Sané (4,5) : fébrile dans une défense constamment mise sous pression. Le Sénégalais a régulièrement défendu en reculant et manqué d'autorité face aux déplacements parisiens. Son intervention sur un centre de Simon termine notamment sur la barre de Hradecky. Quelques duels gagnés dans le domaine aérien, mais trop peu de sérénité dans l'ensemble. Remplacé à la 76e minute par Jordan Teze (non noté).
Eric Dier (3,5) : une soirée extrêmement pénible. Lent dans ses déplacements et souvent mal positionné, l'Anglais a été exposé à chaque accélération de Sinayoko. Totalement déposé dans la profondeur sur le deuxième but, le défenseur polyvalent est encore dominé physiquement par le Malien avant la passe décisive pour Pagis sur le 3-1. Trop de duels perdus et aucune autorité pour stabiliser l'arrière-garde monégasque.
Flávio Basilua Jacinto Nazinho (4,5) : discret des deux côtés du terrain. Le Portugais a très peu apporté offensivement alors que Monaco avait besoin de largeur pour contourner le bloc parisien. Défensivement, les combinaisons du PFC ont également posé de nombreux problèmes. Une prestation sans véritable relief avant une sortie logique. Remplacé à la 64e minute par Mathys Detourbet (non noté).
Lamine Camara (5) : volontaire mais trop peu influent dans un milieu complètement dominé. L'international sénégalais a tenté d'apporter de l'impact et du volume, sans parvenir à contrarier Lopez et Lees-Melou. Davantage de projections après la pause, notamment durant le meilleur passage monégasque après le but de Balogun, mais trop peu de maîtrise pour réellement changer le rapport de force.
Denis Zakaria (4) : méconnaissable. Le capitaine suisse n'a jamais réussi à imposer son impact physique ni à protéger une défense continuellement attaquée. Très peu de récupérations importantes, aucune véritable influence dans la construction et beaucoup de difficultés à suivre le rythme imposé par le milieu parisien. Remplacé à la 55e minute par Takumi Minamino (non noté).
Edan Diop (4) : perdu dans un entrejeu largement dominé par Paris. Le Français a touché trop peu de ballons dans des zones intéressantes et n'a jamais réussi à accélérer le jeu monégasque. Un manque d'impact également visible à la récupération, avec beaucoup d'espaces laissés aux milieux adverses. Remplacé à la mi-temps par Christian Mawissa (5,5), plus solide et agressif dans une seconde période où Monaco a retrouvé davantage de consistance.
Aleksandr Golovin (5,5) : longtemps trop effacé pour le principal créateur monégasque. Le Russe a eu énormément de mal à recevoir dans de bonnes conditions et n'a pas suffisamment pesé durant une première période catastrophique collectivement. Repositionné plus axialement après la pause, le meneur de jeu a enfin trouvé une ouverture de grande qualité vers Vanderson sur l'action du 2-1. Une inspiration décisive, malheureusement trop isolée.
Matthis Abline (4,5) : très discret sur le côté gauche pendant une grande partie du match. L'ancien Nantais a rarement réussi à attaquer son adversaire direct ou à se rapprocher de la surface. Plus entreprenant après la pause, avec notamment une tentative contrée par un retour remarquable d'Otavio, mais l'ensemble reste trop timide pour réellement inquiéter le PFC.
Paris Brunner (3,5) : fantomatique pendant la première période. L'Allemand a été complètement muselé par la charnière parisienne et n'a quasiment jamais réussi à conserver un ballon dos au but. Très peu de présence dans la surface, aucun poids dans les duels et une seule situation intéressante sur une frappe déviée. Remplacé à la mi-temps par Folarin Balogun (6,5), beaucoup plus mobile et dangereux. L'Américain a immédiatement apporté de la profondeur, inscrit le but du 2-1 sur un centre de Vanderson et continué à peser jusqu'au bout avec plusieurs tentatives.
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PARIS FC 3-1 MONACO (mi-tps: 2-0) - FRANCE - Ligue 1 / 9e journée
Stade : Stade Jean Bouin, Issy-les-Moulineaux - Arbitre : Jeremy Stinat, France
Buts : L. Sinayoko (38e) L. Sinayoko (44e) P. Pagis (74e) pour PARIS FC - F. Balogun (65e) pour MONACO
Avertissements :
PARIS FC :
MONACO :
Encore un match XXL de Sinayoko
Balogun a redonné espoir à Monaco
Pagis a fait un nouveau break en seconde période