le 11/12/2009 à 19h45

Arsenal bientôt sous contrôle russe ?

Le milliardaire russe Alisher Usmanov a encore augmenté sa participation dans le capital d'Arsenal. Seul club du Big Four anglais à ne pas encore être propriété d'un actionnaire étranger, les Gunners vont-ils passer sous le contrôle de cet oligarque ? Eléments de réponse.

A Arsenal, le match le plus engagé du moment ne se dispute sur la pelouse de l'Emirates Stadium, mais en coulisses, entre les différents actionnaires. Avec cette question, aujourd'hui sur toutes les lèvres : les Gunners vont-ils bientôt passer sous contrôle russe ? C'est encore loin d'être certain, mais le milliardaire russe Alisher Usmanov, deuxième actionnaire du club londonien, a affirmé ses ambitions dans ce sens en augmentant vendredi sa participation dans l'équipe londonienne à 26,07 %. En dépit de cette augmentation de participation, l'actionnaire numéro 1 demeure l'Américain Stan Kroenke, propriétaire de plusieurs franchises de sport US, dont l'équipe de MLS des Colorado Rapids, détenteur de 29,9% des parts.

Selon les règles en vigueur, quiconque dépasserait le seuil de 29,99 % des parts devrait faire une offre de rachat du reste des actions au prix le plus élevé du marché sur les 12 derniers mois. Une course de vitesse est donc engagée entre les deux gros porteurs. Les supporters du club redoutent pour beaucoup une prise de contrôle d'Usmanov, entré dans l'actionnariat des Gunners en avril 2007 quand il a racheté pour près de 122 millions d'euros les 14,65% d'actions détenues par David Dein, l'ancien directeur du club.

Une fortune controversée

L'oligarque russe guigne avec convoitise la participation de Nina Bracewell-Smith qui a annoncé vouloir vendre ses 15,9% d'actions. La Lady, renvoyée de son poste de membre du conseil d'administration du club en décembre 2008, pourrait donc, en vendant ses parts à l'un ou à l'autre, faire pencher la balance en faveur du Russe ou de l'Américain. Ce dernier garde un atout de poids avec le soutien du chairman d'Arsenal, Peter Hill-Wood, ouvertement sceptique quant à la provenance de la fortune d'Usmanov. Si Arsenal passait sous le contrôle de l'un des deux hommes d'affaires, plus de la moitié des clubs de Premier League seraient contrôlés par des intérêts étrangers. C'est déjà le cas de tous les autres clubs du «Big Four» (Chelsea, Liverpool, Manchester United) ainsi que de Manchester City, Aston Villa, Portsmouth, Fulham, West Ham, Sunderland et Birmingham City.

Par Patrick Juillard, le 11/12/2009 à 19h45
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