L'Iran ne vivra pas une Coupe du monde comme les autres. En raison des restrictions de visas imposées par Washington, la sélection asiatique ne pourra pas séjourner sur le territoire américain et devra effectuer des allers-retours dans la journée pour chacune de ses rencontres disputées aux États-Unis. Installée à Tijuana, au Mexique, la Team Melli devra ainsi traverser la frontière le matin de ses matchs avant de repartir le soir même. Une organisation exceptionnelle, confirmée par l'ambassadeur d'Iran au Mexique, Abolfazl Pasandideh.
Les deux premiers rendez-vous des Iraniens, contre la Nouvelle-Zélande puis la Belgique, auront lieu au SoFi Stadium de Los Angeles. Une contrainte déjà lourde, même si la ville californienne se situe à un peu plus de 200 kilomètres de leur camp de base. Les joueurs devront néanmoins composer avec des passages frontaliers répétés et une préparation loin des standards habituels d'une Coupe du monde.
La situation deviendra encore plus complexe lors de la troisième journée face à l'Égypte. Cette rencontre est programmée à Seattle, à plus de 1 800 kilomètres de Tijuana, avec un coup d'envoi fixé à 20h00 heure locale. Alors que les autres sélections bénéficient de camps de base stables, l'Iran devra gérer un véritable casse-tête logistique. Une situation dénoncée par plusieurs observateurs, qui estiment que ces restrictions créent une inégalité sportive difficilement justifiable dans une compétition de ce niveau.| Brève lue par 16.387 visiteurs |