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le 15/06/2004 à 00h27

Le Journal des Bleus

Au lendemain de leur incroyable victoire face aux Anglais 2 à 1, les Bleus savourent et reviennent sur le scénario renversant d'une rencontre qui restera à coup sûr dans les annales du football. Tour d'horizon des réactions d'après match avec le Journal des Bleus !

Retrouvez chaque jour une nouvelle édition du Journal des Bleus. Aujourd'hui, retour sur les moments forts du match avec les joueurs de l'Equipe de France.

Zidane, Barthez, ces héros

Ce France-Angleterre restera à coup sûr dans les annales. C'est le type de match qui ressoude une équipe, qui efface les doutes d'un groupe meurtri par l'échec de 2002 et qui octroie à certains joueurs un statut de héros, de génie qu'il conservera à tout jamais. Comme Platini avait éclaboussé l'Euro 84 de son talent, Zidane sort de ce match comme le «héros» , le «sauveur» , le «Zorro» de l'Equipe de France. Car en marquant son quatrième doublé en équipe de France (il avait marqué le premier lors de sa première sélection en équipe de France contre la République Tchèque en 1994, le deuxième lors d'un certain 12 juillet 1998 et plus récemment contre Malte en phase qualificative de l'Euro contre Malte en 2003), il rejoint non seulement Thierry Henry au classement des buteurs avec 25 réalisations (en 90 sélections) mais il devient surtout le héros de tout un peuple. «Ce match appartient désormais à la légende du football grâce notamment à Zizou car, ce soir [dimanche soir, ndlr], c'était du Zizou avec 100% de confiance» témoigne Fabien Barthez dans le quotidien L'Equipe. «Zidane est tout simplement un joueur de classe planétaire» a même reconnu David James le portier anglais dans les couloirs du stade de la Luz à Lisbonne.

De son côté, le capitaine préfère mettre en avant la performance de Barthez tout en éludant sa propre responsabilité dans la victoire de ce dimanche, «ce n'est pas moi qui fais la différence mais Fabien qui arrête le penalty de Beckham» . Idem pour Robert Pirès qui estime que «ce n'est pas le penalty raté de Beckham qui nous a fait du bien mais l'arrêt de Barthez» . Pour tous, c'est bien cet arrêt qui a boosté les Français et a créé l'électrochoc. «Après le penalty stoppé par Fabien, on est reparti de l'avant» confirme Lilian Thuram toujours dans l'Equipe. Et le sélectionneur de rajouter que «le penalty arrêté par Fabien Barthez a aidé [l'Equipe de France] à ne pas perdre pied psychologiquement et tactiquement» . Pourtant, le principal intéressé avoue y être allé «à l'instinct» , estimant qu'il y a «90% de chances pour le gardien et 10% de concentration» .

Un match inoubliable

Mais plus que les performances individuelles, toute l'Equipe est marquée par le scénario de la soirée. Certains comme Silvestre ou Lizarazu (qui parle en connaissance de cause) rappellent la finale de la Ligue des Champions de 1999 perdue 2 à 1 par le Bayern de Munich contre Manchester United (mené par un certain David Beckham) alors qu'il menait 1-0 à la 89ème minute. D'autres comme Zidane évoque la finale de l'Euro 2000 gagnée après le but en or de David Trézéguet. Un scénario plein d'émotions où l'on reconnaît les grandes équipes, celles qui ne lâchent jamais rien et qui y croient jusqu'au bout. C'est avec cette force que les Bleus étaient devenus Champions du monde et Champions d'Europe, c'est avec cette force qu'ils entament cet Euro, espérant ajouter une nouvelle ligne à leur palmarès. Jacques Santini rappelle, toujours dans les colonnes de L'Equipe, qu' «il faut toujours y croire» . «Je n'ai pas eu peur de la défaite car il y a trois matches à jouer et si on commence à avoir peur, c'est fini» rajoute Fabien Barthez. «C'est notre force, on ne renonce jamais. Qu'on gagne ou qu'on perde, on se bat jusqu'à la dernière minute» renchérit enfin Robert Pirès.

Une chose est sûre, cette victoire permet aux Bleus d'emmagasiner une énorme dose de confiance et d'envisager bien plus sereinement la suite de la compétition. Ce premier match était celui à ne pas perdre. Mais plus que la victoire et les trois points c'est la manière dont cette victoire a été acquise qui compte. Le match contre les Anglais a été laborieux. Toutefois, il a le mérite de constituer un match de référence, un match qui gonfle le moral des Bleus. Une défaite aurait embrumé les esprits des joueurs, leur rappelant 2002, alourdissant des jambes déjà fatiguées. Mais, tout au contraire, une victoire comme cela, Patrick Vieira l'assure, «il n'y a rien de mieux pour le moral car une fois que tu gagnes la fatigue passes très vite» . «Cela va nous donner une énorme confiance car sur le terrain, c'était hallucinant de vivre ça» finit Lizarazu la tête déjà tournée vers le match de jeudi contre la Croatie. Euphoriques, dimanche soir, les Bleus doivent se remettre en selle et ont l'esprit déjà tourné vers la Croatie contre laquelle il faudra accomplir un match certainement plus percutant. Car les Français sont lucides, si le match contre l'Angleterre rentrera dans l'histoire du football, ce n'est sûrement pas pour le niveau de jeu fourni hier. «On a pas mal de trucs à améliorer» confirme Lizarazu dans un entretien accordé à l'AFP. La confiance est revenue, les Bleus font à nouveau des miracles, ne manque plus qu'un match plein où la folie du jeu prendra le dessus sur la folie du match.

En direct avec les Bleus

Après le match de dimanche soir, l'infirmerie est quasiment vide. Makelele, touché à la clavicule après le choc avec Heskey qui avait provoqué le coup-franc «transformé» par le capitaine Zidane, s'est présenté lundi devant la presse le bras en écharpe. Même s'il reste incertain pour le match de jeudi, il s'est montré rassurant et affirmé se sentir mieux. William Gallas, avait quant à lui été touché à la cheville en fin de match, mais il a assuré aujourd'hui (lundi, ndlr) qu'il n'y avait rien de très grave. Le reste de l'équipe a connu une journée tranquille. Ceux qui ont joué dimanche se sont entraînés à 18h à Vila del Aves. Quant aux non-titulaires, ils affrontaient le Deportivo Aves, septième de la Ligue 2 portugaise la saison dernière, qu'ils ont largement battu 4 à 0 grâce, notamment, à un doublé de Louis Saha et un but de Steve Marlet.

A demain pour une nouvelle édition du Journal des Bleus !

Par Marie Ange Kostoff, le 15/06/2004 à 00h27


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