
Ces buts que l'on repasse des dizaines de fois au ralenti, ces buts qui font chavirer tout un stade de bonheur, ces buts qui animent les discussions des lendemains de match… Avouez-le, vous aussi vous les aimez ! Pour le plaisir, Maxifoot vous propose chaque semaine un classement des plus beaux buts de L1. La position de ce classement prend en compte divers paramètres tels que le but, l'action collective qui amène celui-ci ou encore l'importance du but en question. Chaque but est jugé objectivement par une note artistique allant de 1 à 10.
1. Laurent Batlles (Marseille)
Il ne reste que quelques secondes avant que M. Sars ne siffle la fin d'un match qui se dirigeait logiquement vers un score nul et vierge. Le sort a pourtant décidé que tout se jouerait dans les ultimes moments de la rencontre. Alors que les Bordelais croient au penalty après un tacle litigieux de Beye sur Chamakh dans la surface de réparation (90e), les Marseillais repartent de l'avant pour une dernière attaque. Olembe, dans sa moitié de terrain, centre loin devant lui. Le ballon est récupéré par Koke qui remet astucieusement vers Batlles. Après un petit crochet, l'ancien bordelais décoche une frappe des 30 mètres qui attrape la lucarne de Ramé (1-0, 90+4). En face du but de son ancien coéquipier, face à une défense bordelaise assez statique qui n'est pas montée sur le porteur du ballon, Batlles a eu le temps d'armer cette belle frappe légèrement enroulée qui mystifie Ramé, certainement trompé par la trajectoire plongeante qu'a pris le ballon au dernier moment. Un but exceptionnel qui apporte aux Marseillais une précieuse victoire après un match où ils ont toutefois montré certaines lacunes.
Note artistique : 8,5/10
2. Moussa N'Diaye (Istres)
Le match entre les deux promus a commencé depuis à peine quatre minutes. Moussa N'Diaye récupère un ballon dans les pieds du défenseur caennais, Nicolas Seube. A 40 mètres du but adverse, sur la droite de l'attaque istréenne, il tente alors l'insensé. Voyant que le gardien adverse, Steeve Elana commence à s'avancer, il frappe au but et trompe le portier caennais grâce à un magnifique lob lointain qu'Elana ne peut qu'effleurer (1-0, 4e). Et si certains Caennais mettent ce but sur le compte de la chance, la réalisation de N'Diaye reste une inspiration géniale à laquelle le gardien caennais rend lui-même hommage. «Il l'a met bien et c'est tout. Il fallait quand même le tenter ce coup-là !» reconnaissait-il ainsi après le match. Une première réalisation pour N'Diaye qui marque également l'histoire de son club puisqu'il s'agit là du premier but en L1 de l'histoire du club istréen.
Note artistique : 8/10
3. Fabrice Jau (Bastia)
Depuis dix minutes déjà, la pression monte devant les buts de Vercoutre, le gardien strasbourgeois. A l'approche de la mi-temps, après quarante minutes où les deux équipes se sont neutralisées au milieu de terrain, les Bastiais font le siège des buts adverses et dominent la rencontre. Une domination stérile jusqu'à la 43ème minute. Sidibé, dans le rond central adresse un ballon lointain à droite de l'attaque, dans la course de Fabrice Jau. Ce dernier rentre dans les 18 mètres, pousse un peu trop son ballon mais, à la lutte avec le défenseur strasbourgeois, Cédric Kanté, il parvient tout de même à piquer la balle et à lober Vercoutre dont la sortie était des plus hasardeuses (1-0, 43e). Du bout du pied, l'ancien stéphanois (où il a été prêté les deux saisons dernières) parvenait à redresser la balle qui échouait dans le petit filet opposé, au pied du poteau droit de Vercoutre. Fabrice Jau terminait ainsi de la meilleure des façons la première période et permettait à ses coéquipiers de rejoindre les vestiaires fort d'un précieux avantage.
Note artistique : 7,5/10
4. Olivier Sorlin (Rennes)
Déjà mise à mal à plusieurs reprises depuis le début de la rencontre, la défense parisienne montre de sérieux signes de faiblesse et menace de craquer. Olivier Monterrubio crée une nouvelle fois le danger sur le côté gauche. S'enfonçant dans la défense, il centre côté droit pour Sorlin. Le ballon est repoussé par Pierre-Fanfan mais arrive tout de même dans les pieds de l'ancien Montpelliérain. Laissé étrangement seul par une défense remontée vers les buts d'Alonzo, Sorlin contrôle le ballon de la poitrine au coin de la surface de réparation, puis le reprend de demi-volée. Alonzo, lui aussi trop avancé voit fuser la balle qui heurte les deux poteaux mais rentre tout de même dans les buts parisiens (1-0, 23e). Grâce à cette frappe limpide, Sorlin ouvre le compteur des Rennais qui entament alors une période de dix minutes de folie où ils doublent la mise dans la minute suivante (2-0, 24e) avant d'obtenir et de rater un penalty (35e).
Note artistique : 7/10
5. Giovanne Elber (Lyon)
Le match entre les Champions de France et les Aiglons niçois entre dans le dernier quart d'heure. Les débats sont équilibrés dans cette seconde période même si, depuis l'heure de jeu, les Niçois multiplient les occasions franches. Mais c'est sans compter sur le duo Malouda-Elber qui a déjà acquis de beaux automatismes. Côté gauche, Malouda adresse un long ballon vers la surface adverse. Le capitaine niçois, José Cobos dévie le ballon de la tête et est l'auteur, à son insu, d'une passe décisive pour Giovane Elber. L'ancien Munichois, seul au point de penalty, s'élève dans les airs pour reprendre de volée, du plat du pied, un ballon qui filait devant le but (1-0, 76e). Plus qu'un très beau but, la réalisation du Brésilien est intervenue au bon moment, alors que les Niçois, si proches de l'exploit pour leur centenaire, semblaient tout près d'ouvrir le score et dominaient cette fin de rencontre.
Note artistique : 6,5/10
Laurent Batlles a certainement marqué des points aux yeux de José Anigo, le fougueux entraîneur de l'Olympique de Marseille. Après un but digne des plus grands, le Vélodrome voudra, à coup sûr, revoir plus souvent celui qui, pour le moment, ne fait pas partie des titulaires. Giovane Elber est quant à lui déjà en forme et a permis aux Lyonnais de réaliser un «exploit» en remportant leur match d'ouverture, ce qu'ils n'avaient pas réussi depuis 1981… Deux buts essentiels aux succès de Marseille et de Lyon qui entament de belle manière la saison. N'Diaye, Jau et Sorlin auront, quant à eux, à coeur de réitérer de tels exploits, tant leurs buts laissent entrevoir de belles choses. Avec à peine un but de plus que le total le plus faible de la saison dernière (14 buts lors de la 11e journée), la levée de rideau de l'exercice 2004-2005 du Championnat de Ligue 1 aura été pauvre en buts. Mais le plaisir des yeux était présent. Décisif, important, inespéré chaque but du Top 5 aura permis à leur auteur de fêter la victoire ou le match nul avec ses coéquipiers. Merci à tous de votre fidélité et à bientôt sur Maxifoot pour un nouveau Top Buts !