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le 14/12/2005 à 17h00

Verts pâles

Deux points en cinq matches, c'est le maigre butin des hommes d'Elie Baup depuis le début du mois de novembre. Rien de dramatique, cependant : l'ASSE reste bien calée dans la première moitié du tableau. Mais pour une équipe passée par la 3ème place du championnat, cette lente chute demande explications.

L'ASSE peine face aux gros

Deux défaites face à Monaco et Lens, et trois matches nuls contre Auxerre, Bordeaux et Lyon : le nom des adversaires suffit à éclairer les raisons de la mauvaise série stéphanoise. Après un début de saison difficile, le club monégasque est en train, doucement mais sûrement, de retrouver le haut du tableau. Son statut en fait un favori naturel aux places européennes. Lens suit un peu la même courbe puisque, après avoir accumulé les matches nuls, les hommes de Francis Gillot ont retrouvé le goût de la victoire face au PSG et réintégré le top 5 du championnat. Perdre sur la pelouse de ces candidats aux places d'honneur n'a donc rien de scandaleux.

Et que dire des trois autres équipes ? Les Verts ont joué les Bourguignons au moment où ceux-ci connaissaient une période d'euphorie, au point qu'ils allaient bientôt prendre la place de dauphin. Une place jusqu'alors occupée par Bordeaux, l'une des équipes les plus solides et les plus régulières de L1. Suivant la même logique, le point pris face aux champions de France en titre samedi dernier à domicile apparaissait pour le défenseur Vincent Hognon comme «une bonne performance» . Le capitaine de l'ASSE Julien Sablé se félicitait quant à lui que ses coéquipiers aient «livré un grand match» et «fait honneur à leurs couleurs» . Alors c'est vrai, leur mauvaise passe actuelle est à relativiser. Mais elle révèle aussi les difficultés de l'équipe face à ses concurrents directs à l'Europe. Dans cette optique, les deux points pris en cinq matches sont tout sauf une bonne affaire.

Une attaque moins performante

Le bilan de Saint-Etienne sur ses cinq derniers matches de Ligue 1 se résume donc à trois matches nuls à domicile et deux défaites à l'extérieur. C'est peu, mais ce qui frappe surtout, ce sont les deux buts seulement inscrits par les Verts au cours de ces 450 minutes de jeu. Pourtant, jusque-là, Feindouno & Co avaient marqué 15 buts en treize rencontres, un rendement honorable. Cette soudaine baisse de régime s'explique par l'absence des deux attaquants Frédéric Piquionne et Sébastien Mazure. Le premier s'est blessé à Strasbourg, lors de la 13ème journée (0-1) puis a manqué la réception d'Auxerre et le déplacement à Lens. Le second, touché face à Bordeaux, n'a plus rejoué depuis.

L'indisponibilité de ces deux joueurs a privé l'ASSE de son meilleur buteur, Frédéric Piquionne (4 buts) et d'un Mazure qui, même s'il n'a pas encore marqué, prenait peu à peu ses marques. Elle a aussi forcé l'entraîneur Elie Baup à passer d'un 4-3-3 à un 4-4-2 moins offensif, avec Hellebuyck et Perrin sur les ailes, et à lancer Gomis (20 ans), qui a connu une réussite inférieure à celle des habituels titulaires. Le manque de réalisme, une constante chez les Verts : après le match nul concédé à Geoffroy-Guichard face à Bordeaux, Baup déplorait les «sorties prématurées sur blessure de Mazure et Piquionne» tout en admettant que son équipe n'avait «pas pu faire le break» . Même discours chez Vincent Hognon – «Nous avons manqué de lucidité en phases offensives» - ou dans la bouche de Zoumana Camara : «Nous n'avons pas réussi à concrétiser» .

Il faut tenir le score !

Parmi ces cinq matches sans victoire, on remarque que, pour deux d'entre eux, les Verts menaient au score : c'était le cas contre Bordeaux (ouverture du score de Herita Ilunga au bout de deux minutes, avant l'égalisation de Julien Faubert), et surtout contre Lens (Loïc Perrin marque à la demi-heure de jeu mais Thomert puis Cousin inversent la tendance). On peut voir dans ces scenarii la conséquence du manque d'efficacité des attaquants, incapables de tuer le match. Mais cela n'explique pas tout : les Stéphanois montrent des difficultés à gérer leur avantage et à rester concentrés durant un match entier. «Nous avons a trop reculé» admettait Loïc Perrin après la défaite contre les Sang et Or. Ce manque de rigueur a coûté quatre points aux coéquipiers de Julien Sablé, qui pourraient pointer, s'ils avaient su tenir ces deux scores, au deuxième rang de la Ligue 1.

L'équipe d'Elie Baup a mal géré un calendrier difficile, auquel se sont ajoutées plusieurs absences de poids. Mais dans le jeu, les coéquipiers de Jérémie Janot n'ont pas montré de faiblesses criantes comparé à leur début de saison. Fin de la série noire samedi à Rennes ?

Par Julien Demets, le 14/12/2005 à 17h00


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