
Ces buts que l'on repasse des dizaines de fois au ralenti, ces buts qui font chavirer tout un stade de bonheur, ces buts qui animent les discussions des lendemains de match… Avouez-le, vous aussi vous les aimez ! Pour le plaisir, Maxifoot vous propose chaque semaine un classement des plus beaux buts de L1. La position de ce classement prend en compte divers paramètres tels que le but, l'action collective qui amène celui-ci ou encore l'importance du but en question. Chaque but est jugé objectivement par une note artistique allant de 1 à 10.
1. Paulo Cesar (Paris Saint Germain)
Indésirable à Paris, prêté pendant près de deux années au Brésil (Santos), le latéral Paulo Cesar reviendrait-il en grâce en cette fin de saison ? A la vue de son but inscrit sur coup-franc lors du déplacement du PSG sur le terrain de Monaco (1-1) on serait tenté de répondre oui. Sur ce coup de pied arrêté à une vingtaine de mètres des buts monégasques, légèrement décalé sur la gauche, le Brésilien a imité son compatriote de Lyon, Juninho. Un tir enroulé de Paulo Cesar et le ballon s'élève alors juste au dessus du mur, prend une trajectoire digne d'un jeu vidéo, s'élève puis redescend brutalement dans la lucarne droite de Roma. Un coup-franc splendide, idéal pour relancer une aventure parisienne débutée en 2002 et qui paraissait jusqu'alors bien compromise.
Note artistique : 8,5/10
2. Kader Keita (Lille)
Incontestablement l'homme en forme du LOSC ces dernières semaines. En plus de ses indéniables qualités de dribbleur, l'Ivoirien Kader Keita démontre en ce moment un certain talent de finisseur. Un doublé contre Strasbourg (2-2) pour porter à cinq son total en L1 cette saison, et une reprise qui retient l'attention. Une authentique boulette de gardien peut d'ailleurs permettre d'inscrire un but spectaculaire. Si Keita est parvenu à réaliser cette reprise, il le doit en partie au portier de Strasbourg, Nicolas Puydebois. Un centre de Lichsteiner, le gardien alsacien sort aux six mètres mais commet une faute de main et relâche le ballon. A l'affût au second poteau, Keita profite de l'aubaine et exécute dans l'instant un retourné acrobatique avec appui sur une jambe pour reprendre le cuir de volée et l'expédier dans les buts vides. Imprévisible dribbleur, l'attaquant de Lille est aussi un improvisateur face aux buts adverses.
Note artistique : 8/10
3. Alexander Farnerud (Strasbourg)
Dans la même rencontre, Strasbourg a concédé le match nul sur sa pelouse mais a pris un point important pour un éventuel maintien. Le salut des Alsaciens en cette fin de saison pourrait venir de leur jeune garde, en action pour l'égalisation après l'ouverture du score de Lille. Sur un ballon rapide, Diané s'avance dans l'axe à une vingtaine de mètres des buts adverses et transmet intelligemment à Farnerud sur sa gauche. Le jeune milieu offensif suédois avance alors un dribble pour se mettre sur son pied gauche et armer une frappe sèche de l'extérieur du pied. Le ballon est puissant et pénètre sur la droite des buts de Sylva dont la détente s'avère insuffisante pour stopper cette belle frappe lointaine.
Note artistique : 7,5/10
4. John Utaka (Rennes)
A l'image de son équipe du Stade Rennais, qui reste sur une série de six victoires d'affilée en Championnat, John Utaka est intenable en ce moment. Après son quadruplé en milieu de semaine en Coupe de France contre Colmar, le Nigérian a de nouveau goûté à la joie du buteur ce week-end contre Troyes (2-0). Sur un long dégagement d'Isaksson, Hadji dévie de la tête pour l'arme fatale des Bretons à l'entrée de la surface. Une hésitation de Faye profite à Utaka qui contrôle du bout du pied avec le contre favorable sur Boucansaud, crochète sur le retour de Faye et trompe Le Crom d'une frappe du gauche limpide. Un but plein de sang-froid et de technique, le dixième de la saison en L1 pour le Rennais.
Note artistique : 7/10
5. Denilson de Oliveira (Bordeaux)
Si l'on tombe sur la fin du but de Denilson lors de la victoire de Bordeaux contre Nice (1-0), on observe a priori rien d'exceptionnel. Pourtant, ce but a été inscrit à peine onze seconde après le coup d'envoi de la rencontre ! Sur sa pelouse, Bordeaux engage la partie dans le rond central, joue en retrait vers Jemmali qui tente alors une longue ouverture à l'entrée de la surface. Denilson surgit pour jouer ce ballon hasardeux, devancé par Traoré. Seulement le défenseur niçois est gêné par le haut rebond et le fantasque brésilien s'empare du ballon en évitant le contact avec sa main. Denilson dans la surface trompe alors Lloris du plat du pied gauche d'un tir croisé. Un but qui n'est toutefois pas le plus rapide de l'histoire de la Ligue 1 (8 secondes pour Marcel Rio en 1991).
Note artistique : 6/10
Avec seulement 17 buts en 10 matchs, la Ligue 1 offre de nouveau une moyenne inférieure à deux buts par rencontre. Un total décevant alors que l'enjeu risque de primer encore plus sur le jeu en cette fin de saison.