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le 06/09/2006 à 23h13

Le PSG se cherche encore

Quatre matches, deux défaites, un nul et une seule victoire, le début de saison du PSG est loin d'être idyllique. Ambitieux, le club de la capitale tâtonne sur le plan tactique et peine à trouver une identité de jeu. Pas rassurant à plus d'une semaine de la réception de l'OM, leader de notre championnat.

Un Paris pas tenu

A Paris, les saisons passent et se ressemblent… finalement. Malgré une politique misée sur la stabilité, voilà le PSG en difficulté après seulement quatre matches de L1. Pourtant, en maintenant Guy Lacombe aux manettes de l'équipe première et en évitant la fuite des cerveaux (Rothen, Kalou, Cissé, Yepes et surtout Pauleta), le tandem Colony Capital-Alain Cayzac semblait avoir lancé le club de la capitale sur de bons rails. Malgré cela, le PSG est douzième de L1, à six unités déjà du leader, l'OM. Bref, bien loin des ambitions européennes de début de saison

En fait, les promesses entrevues en fin d'exercice la saison passée n'ont toujours pas été confirmées. Les superbes prestations face à Auxerre (4-1, 31e j) et Bordeaux (3-1, 33e j) n'auraient-elles été que des feux de paille ? La victoire finale en Coupe de France aussi ? Lacombe parlait de se servir de l'acquisition de cette 7ème Coupe de France comme d'un socle pour l'avenir. Force est de constater que ce dernier est assurément bancal. Paris, hormis l'heureuse réaction lors de la réception du LOSC (1-0, 3ej) n'a pas régalé ses supporters. Séduisants mais empruntés face à Lorient (2-3), les Parisiens ont alterné le médiocre (Valenciennes, 1-1) et le franchement pas bon (Sochaux, 3-2) s'en remettant à un doublé salvateur de sa perle portugaise Pauleta.

Des cadres qui déçoivent

En fait, pour expliquer ses résultats en dents de scie, Guy Lacombe n'hésite pas à mettre le doigt sur un thème trop souvent affirmé à Paris pour être vrai : le manque de motivation de ses joueurs. Survolté contre les gros, tête en l'air contre les petits, le PSG ? Le raccourci est un brin trop facile, d'autant que le club de la capitale, notamment sous l'ère Halilhodzic, a par le passé prouvé qu'il ne parvenait pas toujours à briller face aux ténors du championnat. «Cela fait deux ans que je suis là et c'est toujours le même constat : on ne sait pas enchaîner les bons résultats» , explique Rothen (Le Parisien).

En fait, l'explication pourrait se situer ailleurs. A ce jour, excepté Pauleta et dans une moindre mesure Landreau, aucune individualité n'a véritablement fait l'unanimité côté parisien. Rozehnal, si brillant l'année dernière, peine à trouver ses marques à un poste qui lui demandera encore un certain temps d'adaptation. Etait-ce un coup à tenter en début de saison ? Surtout qu'au PSG, les techniciens disposent souvent de moins de temps que les autres… Baning, censé être le successeur de M'Bami, est pour l'instant confiné à observer et à se taire. Yepes semble avoir retrouvé la fébrilité qui était déjà la sienne durant la deuxième partie de saison une fois le tandem Armand-Rozehnal en place. Et les deux penalties concédés à Sochaux n'affirment pas le contraire. Quant à Mendy, on se demande toujours où est passé le fringant latéral droit de l'équipe de France, auteur d'un joli grand pont sur Roberto Carlos…

Crise en vue…

Le mot énerve considérablement Alain Cayzac qui lui ne croit pas en une crise estivale au PSG. Pourtant, les chiffres sont là. Paris est loin des ambitions de début de saison. Pire, les critiques commencent à fuser concernant la gestion du groupe de Lacombe et la politique de recrutement de ce dernier. L'ancien Sochalien voulait des joueurs à challenge et pour l'instant, aucune de ces recrues (Diané, Frau, Hellebuyck, Traoré, Baning) ne s'est affirmée. Tous, mêmes les anciens, semblent perdus dans un registre tactique qui ne leur sied guère. Une sorte de 4-1-4-1 ou personne n'est en mesure de faire la différence sur les flancs et qui souffre d'un manque de créativité (malgré Dhorasoo) persistant. A la décharge du technicien parisien, les absences sur blessure de Diané, Rothen, Rodriguez et de Traoré n'ont pas aidé. Les retours de ces quatre éléments devraient permettre au coach moustachu de mettre un peu d'ordre dans un schéma tactique brouillon et d'aligner enfin un semblant d'équipe-type.

«On n'est bons qu'au pied du mur. On est toujours en train de réagir, mais un jour, il faudra bien agir» , confie Rothen (Le Parisien). Paris manque de caractère et de punch, c'est évident. La mise sur la touche de Kalou, auteur d'une entrée convaincante à Sochaux et le transfert de M'Bami, que personne n'a vraiment cherché à retenir, sont autant de points d'interrogations. Coupe de l'UEFA, Coupes nationales, L1, Paris a un effectif intéressant mais pour l'instant trop loin du niveau attendu et exigé pour espérer briller durablement et constamment dans ces diverses compétitions. Dimanche 9 septembre, c'est l'OM (tiens, tiens) qui s'invite au Parc. L'OM, leader du championnat. La dernière fois que le numéro un de L1 s'est déplacé au Parc des Princes cette saison, ce dernier est reparti avec une défaite. Les supporters franciliens rêvent déjà d'un bis repetita. «Il n'y a que trois points en jeu» rappelle Rothen. Avant de préciser : «mais à la limite, ils sont plus importants pour nous que pour eux. Si on peut éviter la crise, ce sera pas mal» (Le Parisien). L'essentiel est dit.

A plus d'une semaine de son choc face à l'Olympique de Marseille, le PSG soulève déjà de nombreuses interrogations. Et de nombreuses craintes. Inexistant face à Sochaux, conquérant devant Lille, le PSG se cherche encore et ses errements actuels pourraient bien lui coûter une place onéreuse en fin de saison. Réaction attendue donc le dimanche 9 septembre au Parc des Princes pour Lacombe et ses joueurs face à l'ennemi marseillais.

Par Alix Dulac, le 06/09/2006 à 23h13


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